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Oléoprotéagineux
La sécheresse en Argentine fait grimper le colza

Les cours du colza ont gagné du terrain entre les semaines 7 et 9, en raison d’un marché qui regarde avec inquiétude la situation en Argentine. Des analystes parlent d’une coupe aux alentours de 45-47 Mt en 2017-2018, contre plus de 50 Mt en 2016-2017.

Période du 13 au 27 février. La météorologie constitue actuellement le principal facteur influençant le marché du colza européen et français. Et c’est spécialement la situation en Argentine qui est scrutée. Le pays souffre d’une sécheresse historique, dont l’intensité n’a pas été observée depuis 70 ans, inquiétant fortement le marché quant à son potentiel de production pour la campagne 2017-2018. Ceci a constitué le principal élément haussier de la graine de soja cotée à Chicago, entraînant dans son sillage la graine de colza européenne. La Bourse de Rosario projette la coupe argentine à 46,5 millions de tonnes (Mt) pour 2017-2018, contre 52 Mt en 2016-2017. De son côté, la Bourse de Buenos Aires s’attend à une production de 47 Mt pour la présente campagne, contre 57 Mt l’an dernier. Certains analystes privés sont plus alarmistes, descendant à 45 Mt.

Soja : récolte record attendue au Brésil

La petite baisse de l’euro face au dollar, observée ces derniers jours, a également apporté un peu de soutien à la graine de colza et à l’huile cotée à Rotterdam. Signalons aussi la récente fermeté des cours de l’huile de palme sur Kuala Lumpur. La demande internationale spécialement indienne, s’avère particulièrement dynamique. L’analyste Intertek Testing Services estime une hausse des exportations malaisiennes entre janvier et février de 5 %. Néanmoins, les pertes de volumes de soja en Argentine seraient partiellement compensées par la récolte attendue comme record au Brésil. L’analyste Agroconsult estime la coupe nationale à 117,5 Mt, elle est évaluée à 115,6 Mt par Safras & Mercado. Notons que le département américain à l’Agriculture (USDA) projette au 22 février des surfaces nationales 2018 à 36,42 millions d’hectares (Mha), un chiffre stable par rapport à l’an dernier.

Au niveau hexagonal, l’activité est pénalisée par le manque de volonté des acheteurs à se positionner en cette période de hausse des prix, alors que les vendeurs ont pour bon nombre d’entre eux acceptés le bas niveau des prix par rapport à l’an dernier à la même époque. La vague de froid qui frappe l’Europe, notamment l’Allemagne et la Pologne, sera à scruter. En tournesol, les cotations ont peu évolué. On rapporte tout de même un certain intérêt des industriels pour de la qualité oléique.

Regain de la demande en protéagineux.

Du côté des protéagineux, la demande des fabricants d’aliments s’est réveillée, du fait de la progression du tourteau de soja, rendant compétitif le pois et la féverole en formulation. Ceci a généré une récente fermeté des prix hexagonaux.

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