Aller au contenu principal

La Maison Colom assure la fraîcheur en montagne

Le chauffeur savoyard du prestataire monte en station par tous temps.
© DR

Le grossiste de Rungis a mis en place une logistique spécifique pour servir en fruits et légumes frais la haute restauration de quatre stations de ski. Un dispositif lui permettant de «pratiquer le prix juste».

Dans les stations alpines de Courchevel, Méribel, Tignes et Val d’Isère, un restaurant, un hôtel ou un commerce peut se faire livrer des fruits et légumes frais, les meilleurs et les plus rares, au lendemain matin de sa commande. Ce service est assuré six jours sur sept par la Maison Colom, du Min de Rungis. À l’horloge : la commande est prise avant 15-16 heures ; elle est embarquée sur un semi-remorque qui prend la route de Chambéry ; le camion frigorifique de 3,5 tonnes d’un transporteur la récupère vers 2-3 heures du matin ; ce camion, conduit par un chauffeur savoyard, grimpe en station par tous temps.

Le grossiste en fruits et légumes frais et surgelés, ainsi qu’en herbes fraîches, épices et crémerie fournit les plus prestigieuses tables de Paris : celles du Bristol, du George V, du Plaza Athénée, du Meurice, de Ladurée, du Péninsula… En montagne, elle dessert d’autres adresses prestigieuses : Le Cheval blanc, Les Airelles, L’Apogée… Mais aussi bien d’autres établissements, car, comme le dit simplement son patron, Yoni Cohen, « au ski, on mange très bien ». Ce qui est surtout le cas dans les stations visées. La Maison Colom ne fait que suivre les fins palais de la ville. Elle reste en montagne les cinq mois de la saison hivernale.

Le grossiste fait appel à deux prestataires spécifiques pour ce service saisonnier : une société de logistique qui met à sa disposition un entrepôt à Chambéry ; un livreur exclusif. Yoni Cohen dit avoir bataillé pour s’installer dans le pré carré de « distributeurs nationaux ». « Nous n’étions pas les seuls sur ce marché, et nous avons investi sur le long terme », déclare-t-il. Il faut revenir quatre ans en arrière. « La première année nous avons fait nos preuves, retrace-t-il, la deuxième, nous avons montré que nous étions capables de tenir, les troisième et quatrième années, nous avons pris notre essor. Notre régularité a engendré la confiance, notion essentielle dans notre métier. »

Près de 60 clients en stations

La Maison Colom compte près de 60 clients dans les stations alpines, avec qui elle réalise environ 15 % de son volume d’activité en saison, indique son patron. « Nous pratiquons le juste prix. Nous avons démocratisé la livraison de fruits et légumes en montagne. Même les grands chefs font attention à leur marge », assure Yoni Cohen. Il vante une prestation inférieure de plus de 20 % aux tarifs pratiqués auparavant.

Comment y est parvenue cette entreprise d’une trentaine de personnes dont deux acheteurs ? « La sélection, la logistique, notre politique tarifaire en phase avec le marché, cet ensemble fait notre différence », argumente-t-il. Les défenseurs de l’approvisionnement local peuvent s’étonner que des fruits et légumes servis sur des tables alpines viennent d’aussi loin que Rungis. Le grossiste constate alors que Lyon et Perpignan s’approvisionnent très largement en fruits et légumes de ce marché de gros « incontournable ». Enfin, la Maison Colom souligne des gains d’efficacité au gré de la numérisation de ses prises de commande.

Les grandes surfaces également intéressées

S’inscrivant dans le créneau des fruits et légumes prémiums, la Maison Colom livre plus de 200 clients à partir de Rungis, possédant en propre une dizaine de camions. En dehors de sa clientèle traditionnelle de l’hôtellerie et de la restauration, elle fournit quelques magasins E.Leclerc en Normandie. Son tonnage annuel est de 100 000 tonnes. Elle dit « militer » pour la rationalisation de la logistique, les caisses en plastique nettoyables, la numérisation, les fruits et légumes de saison et surtout l’alimentation saine grâce aux qualités organoleptiques.

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio