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La filière veut redresser ses prix

Malgré ses efforts pour adapter son offre, la filière cunicole française est toujours aussi exsangue. En cause, un manque chronique de valorisation de ses produits.

Les tensions sont vives sur le marché français du lapin. Aux dires de l’abattage découpe, les ventes de viande sont plutôt soutenues, stimulées par des opérations de promotion et un climat plus propice à la consommation. Or, en parallèle, la production française est plus faible que prévu. L’été chaud et un regain de problèmes sanitaires dans certaines régions limitent un peu plus une production déjà en forte baisse. Selon l’Institut technique de l’aviculture, les abattages ont reculé de 4,5 % en cumul de janvier à septembre par rapport à 2015. Un net repli à relier, selon le Comité lapin interprofessionnel pour la promotion des produits (Clipp), à la volonté de la filière d’ajuster son offre à la moindre demande.

Des prix trop bas

Malgré ce regain d’activité, la filière peine à redresser ses tarifs. Les prix de la viande ne compensent pas le manque à gagner subi sur le marché des peaux. Fin 2014, le marché chinois s’est fortement réduit. Si un courant d’affaires persiste, celui-ci est limité et les prix ne couvrent pas les coûts des exportateurs. La plupart des peaux sont détruites et deviennent une charge pour les entreprises. Or, c’est cette valorisation qui permettait de compenser contractuellement les bas niveaux des prix de reprise, souligne-t-on au Clipp, pour atténuer les variations des coûts de l’aliment. Une démarche qui n’est plus de mise et laisse les trésoreries dans le rouge. Pour le Clipp, « il faut une revalorisation du prix payé au producteur pour que soient possibles les progrès que la filière doit faire, notamment en termes d’équipement, de bien-être ».

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