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Ressources humaines
Invivo revoit toute son organisation du travail

Invivo a signé un accord avec la majorité des partenaires sociaux début novembre, marquant le début d’un changement organisationnel au sein du groupe, avec 50 à 60 % de télétravail.

Invivo va réduire ses surfaces de bureau. © Géraldine Aresteanu
Invivo va réduire ses surfaces de bureau.
© Géraldine Aresteanu

Le 4 novembre dernier, le groupe coopératif Invivo annonçait avoir signé un accord avec la majorité des partenaires sociaux (CFE/CGC, CFDT, CFTC et FO), formalisant une nouvelle organisation du travail au sein du groupe. Dès les premiers jours de la crise sanitaire, le groupe a voulu instaurer un dialogue régulier avec l’ensemble de ses parties prenantes afin de « transformer son organisation du travail pour la rendre plus flexible, plus résiliente, plus performante ». Le groupe souhaitait « construire collectivement une organisation capable de s’adapter aux conséquences de cette crise et des prochains chocs à venir ».

« Cet accord est un exemple du genre, notamment car il a pris forme et vu le jour dans des circonstances exceptionnelles. Ce type d’accord qui s’apparente généralement à un texte d’application d’une loi existante, définit cette fois un cadre basé, non pas sur la loi, mais sur l’incertitude liée à la situation particulière et inédite de crise sanitaire que nous vivons actuellement », explique Sébastien Graff, directeur des ressources humaines du groupe Invivo.

Ce type d’accord définit un cadre basé sur l’incertitude liée à la crise sanitaire

À circonstances exceptionnelles, mode de négociation inédit. Dès les premières discussions à la signature finale, le processus de négociation s’est déroulé intégralement à distance. Sa préparation a d’ailleurs fait l’objet de deux enquêtes en ligne : un sondage conduit par la direction des ressources humaines via la plateforme collaborative maison CoLab et une enquête intersyndicale proposée par les syndicats.

Commission de suivi et indicateurs de pilotage

Avec la mise en place du télétravail à 50-60 % du temps de travail, du bureau flexible (flex office), du travail en journée décalée, cet accord va bouleverser le quotidien professionnel d’un grand nombre de salariés du groupe. Invivo va, de fait, réduire ses surfaces de bureau. L’accord est prévu pour être évolutif. Certaines dispositions restent expérimentales, d’autres ont vocation à être amendées en fonction des résultats obtenus. Une commission de suivi et des indicateurs de pilotage seront mis en place, ainsi que de nouvelles enquêtes de satisfaction menées auprès des collaborateurs du groupe.

Avec cet accord, le groupe répond à quatre objectifs qu’il considère essentiels et complémentaires : le bien-être au travail et la qualité de vie des salariés ; l’amélioration de la performance collective ; le recours facilité aux technologies numériques et l’innovation ; enfin, le respect de l’environnement et de la santé de ses salariés. « Nous sommes entrés dans une phase où notre capacité à changer de forme, à s’adapter, à réagir vite constitue notre principal atout. Signer cet accord sur notre nouvelle organisation du travail, fruit d’échanges nourris par notre conseil d’administration, nos collaborateurs et les partenaires sociaux, engagés dès le début de la crise, était pour nous un facteur clef pour renforcer la résilience de notre groupe et garantir les bonnes conditions de travail pour nos salariés », conclut Thierry Blandinières, directeur général du groupe.

Les sept points clés de l’accord

Le télétravail à hauteur de 50 à 60 % du temps de travail devient la norme. La mise en place du bureau flexible permettra de ne plus attribuer nominativement des postes de travail. Les salariés pourront travailler en journée décalée afin d’adapter leurs horaires de travail à leurs contraintes personnelles. Invivo va créer un bureau « virtuel », un espace de travail digitalisé donnant un accès sécurisé à toutes les informations et outils nécessaires pour le travail en équipe et à distance. Le groupe instaure également un droit à la déconnexion et établit des « plages de joignabilité » pour les salariés. Afin de prévenir l’isolement des salariés, plusieurs mesures seront mises en place, ainsi qu'un accompagnement du management à distance.

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