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Equarrissage : un décret et des interrogations

Rien, ni le calcul de la « taxe d’abattage », ni sa rétroactivité pour 2004 ni la « mention particulière au bas de la facture » des charges acquittées au titre du financement du service public de l’équarrissage, ne surprend dans le décret « relatif à la taxe d’abattage » paru samedi 24 avril au Journal officiel de la République française. Le lundi précédent déjà, la lettre d’actualité du Sniv (Syndicat national de l’industrie des viandes) disait savoir « par avance que le décret rendant obligatoire l’information du premier client après l’abattoir n’est pas de nature à modifier la donne quant au fonctionnement médiocre du pied de facture (10 à 20 % en viande porcine et 50 à 60 % en viande bovine)».

Il n’empêche, c’est l’heure de vérité pour la FNICGV (industrie et commerce de gros) comme pour le SNCP (commerce du porc) qui vont voir comment les distributeurs se comporteront. En effet, les représentants de certaines enseignes disaient attendre ce coup d’envoi législatif pour amorcer leur participation dans la collecte et la destruction des déchets non consommables de la production de viande.

Les bouchers artisanaux, eux, ne s’estiment pas plus redevables du SPE qu’avant le décret, quand ils lisent que toute personne redevable de la taxe d’abattage « doit informer chacun de ses clients du montant des charges dont elle s’acquitte ». La CFBCT (Confédération française de la boucherie charcuterie traiteur) persiste à demander que le coût de l’équarrissage soit inclus dans le prix unitaire facturé.

Les distributeurs ou sociétés de restauration ne sont pas plus concernés qu’avant par « l’information» car celle-ci n’est une obligation qu’à l’attention des premiers clients des abatteurs et entreprises de désossage.

Laurent Spanghero, président de la FFICGV, a réservé une cartouche au cas où certains clients persisteraient à bloquer la répercussion vers l’aval. Elle a trait aux conditions générales de vente. D’autres munitions seraient entreposées dans les ministères de l’Agriculture et des Finances. En tout cas, les opérateurs ne sont pas les seuls à juger le système bancal. Notamment dans la filière porcine, où les éleveurs vont payer 100 % d’un service au lieu des 25 % prévus.

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