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Equarrissage : Saria veut «limiter les coûts»

Les sociétés du groupe Saria procèdent à 5 000 enlèvements par jour de cadavres qu’elles transforment en farines destinées à l’incinération.

Les Marchés : Le décret réduisant le périmètre du service public de l’équarrissage aux animaux trouvés morts est à la signature. Des juristes travaillent à la rédaction des appels d’offre départementaux qui doivent être lancés le mois prochain pour une entrée en application le 1er janvier prochain. Quelles questions se posent encore ?

Jean-Louis Hurel : Une question a été maintes fois posée : y aura-t-il un seul marché englobant la collecte, la transformation et l’incinération, ou plusieurs ? Mais je sais que la tendance est à la simplification extrême voulant qu’un titulaire unique prenne en charge l’ensemble et fasse appel à des sous-traitants pour les activités qui ne sont pas les siennes ou sur des territoires où il n’est pas présent. Le problème pour les entreprises d’équarrissage est que l’implantation des centres de collectes ne correspond pas forcément au découpage par département. Or, leur rayon de collecte peut difficilement dépasser 80 kilomètres. Le fait est que le groupe Saria sera amené à répondre conjointement avec ses concurrents dans plus de la moitié des départements. Par ailleurs, de nombreuses questions pratiques se posent quant aux filières porcines et avicoles qui doivent acquitter 25 % du coût de la destruction, soit directement à l’équarrisseur, soit via un mandataire.

LM : Quel sera l’impact de l’augmentation du gasoil ?

J.-L. H. : Les prix seront révisables selon des formules d’indexation permises par les appels d’offre, ce que le régime de réquisition empêchait. Le gasoil représente 30 % de nos coûts globaux et nous en dépensons 8 millions de litres par an pour la collecte. Vous imaginez l’impact d’une augmentation d’un euro ! Mais il faut aussi voir que les coûts logistiques se réduisent. Un prochain décret de la loi sur le développement des territoires ruraux fait passer le délai obligatoire de collecte de 24 heures à deux jours francs, hors dimanche. Cela veut dire que si on est appelé un vendredi à 5 heures, on n’intervient plus le samedi mais tranquillement, le lundi. Par ailleurs, nos entreprises se sont dotées de systèmes informatiques d’optimisation des tournées. Pour le confort des usagers, 12 sites sont équipés d’un serveur vocal, ce qui permet d’appeler d’un portable.

Nous sommes très engagés dans les démarches globales de limitation des coûts qui jouent en faveur de la compétitivité des filières viande.

LM : Dans un pays où les capacités de transformation en farines sont importantes, les autres modes d’élimination ont-ils leur chance ?

J.-L. H. : Parmi les solutions alternatives qui existent aujourd’hui, celles qui sont sanitairement acceptables à 100% ne sont pas forcément moins onéreuses.

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