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Epis-Centre prouve sa solidité

Le groupe a bien supporté la dépression du marché céréalier l’an dernier. Il espère réinvestir.

Alors que les régions Centre et Bourgogne ont mis à l’intervention 1,3 millions de tonnes de la collecte céréalière de l’an dernier, Epis-Centre a transformé ou commercialisé la quasi-intégralité de ses 2,1 Mt de blé, orge, colza, tournesol et maïs. Le fruit de sa politique de « désenclavement des productions et de complémentarité des métiers », démontre le responsable de communication de ce groupe investi dans un large éventail d’activités de transformation – nutrition animale, aviculture, malterie, meunerie, trituration d’oléagineux, boulangerie – ainsi que dans le négoce de grains.

Epis-Centre s’est partiellement affranchi de la lourde campagne 2004-2005 en transformant 29 % et exportant 20 % de sa collecte ; soit 49 % au total, selon les comptes présentés aux 8 750 adhérents.

Ces derniers sont convaincus de l’intérêt de posséder des outils de valorisation. 1 700 d’entre eux investissent même directement de la première transformation. Ils possèdent une partie du capital de filiale Ariane pratiquant la nutrition animale, la malterie, la meunerie et la trituration. Leur société d’investissement, Pasiphae, compte aujourd’hui 600 actionnaires de plus que l’an dernier.

La motivation des adhérents d’Epis-Centre et des sociétaires de Pasiphae a été déterminante au cours de ces trois dernières années. Malgré les difficultés de la malterie française, la société Boortmalt a été consolidée par la construction d’une usine à Anvers, portant à 500 000 t sa capacité de production. Par ailleurs, une nouvelle usine de fabrication d’aliments pour animaux (100 000 t de capacité) est sortie de terre cette année à Pouligny-notre-Dame (Indre). Après un apaisement des investissements en 2004-2005, tombés à 20,5 millions d’euros, soit moins que la capacité d’autofinancement de 28,5 MEUR, l’ambition d’Epis-Centre se porte maintenant sur le projet Tereos de construction d’une usine d’éthanol à partir de blé à Lillebonne.

Ils attendent du gouvernement l’attribution d’un tonnage suffisant, les 80 000 tonnes d’agréments annoncés en juin dernier étant jugés insuffisants pour engager la construction d’une usine. Le projet Tereos, de 2,5 millions d’hectolitres, assurerait le débouché de 10 à 15 % de la collecte du groupe.

Nouveaux débouchés

Moins gourmande en capitaux, la filiale Granit de négoce européen, avec ses filiales à l’étranger, sa propre logistique, sa flotte de wagons et ses silos portuaires, ouvre à Epis-Centre les marchés du bassin méditerranéen. Allégé en besoin de fonds propres, endetté à 65 % par rapport à ses fonds propres « élargis » et doté d’une collecte supérieure au niveau moyen supérieur à 2,2 Mt, Epis-Centre, veut s’autoriser de nouvelles recherches de débouchés.

En chiffres CA : 1 milliard d’euros dont : - métiers du grain : 37 % - négoce européen : 33 % - transformation : 30 % 8 750 adhérents 1 760 salariés Rentabilité des capitaux propres : 5,63 % au 30 juin 2005, objectif : 6,80 %.

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