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Deux-Sèvres : Loeul et Piriot cultive « l’esprit solution»

Les produits élaborés de lapin à placer en linéaires et les portions de plats cuisinés sous vide pour les restaurateurs attestent de la volonté de l’industriel des Deux-Sèvres de s’adapter à l’air du temps. 

Difficile à cuisiner le lapin ? Loeul et Piriot a encore démontré le contraire au dernier Salon International du Sandwich avec son steak de lapin, le « 100 % original », constitué de viande hachée et un tout nouveau produit, la « Lapillote chrono » cuite en 10 minutes au four à micro-ondes, constitué de deux gigolettes accompagnées d’une sauce tomate à l’huile d’olive et au basilic. Ces nouveautés complètent une gamme dédiée à la grande distribution. Sous la marque Le Malicieux, elle comporte, outre les « classiques » lapins prédécoupés et les découpes crues, des kits de découpes crues à cuisiner accompagnées d’assaisonnements, des sauces dédiées, des kits pour grillades et des élaborés prêts à cuire, comprenant des ballotins, des émincés, des rôtis, des filets et aiguillettes, ainsi que des cuisses rôties.

En mettant l’accent sur les découpes et les élaborés, le numéro un du lapin s’inscrit exactement dans l’axe commercial recommandé par l’interprofession et dans l’image moderniste qu’elle veut donner au lapin. Il présente le lapin comme une viande qui change de l’ordinaire et le consommateur pressé expédie la cuisson en 10 minutes.

Il s’agit d’enrailler la tendance de la consommation, surtout en GMS. L’an dernier, celle-ci a diminué de 14 % en volume en grandes surfaces, contre 7 % pour l’ensemble des viandes. Un chiffre à relativiser du fait de la canicule estivale, qui a handicapé la production jusqu’à la fin de l’année.

Loeul et Piriot abat au total 300 000 lapins par semaine dans les trois plus grandes régions productrices (Poitou-Charentes, Vendée et Bretagne), ainsi que dans le Sud-Est (Drôme Lapins), soit 40 % des abattages nationaux.

Des plats cuisinés pour les restaurants

Sans rapport avec le lapin, l’entreprise offre plus de 100 recettes de plats cuisinés sous vide à destination de la restauration hors domicile. Elle les commercialise par l’intermédiaire des grossistes régionaux et nationaux (type Pomona). Cette activité indépendante représente le quart de son chiffre d’affaires de 141 millions d’euros (source Agra Industrie). La restauration collective était le premier secteur visé à la création de cette activité. À cause des problèmes de recrutement, la restauration artisanale fait de plus en plus appel à « l’esprit de solution » de la maison. Une demande qui incite Loeul et Piriot à multiplier les portions. Ainsi, les plats conditionnés pour plusieurs convives se présentent de plus en plus sous forme de « mono-portions ».

Ce marché des plats frais, en croissance de 9 à 10 %, selon les commerciaux, incite l’entreprise à remplacer son usine située près de l’abattoir principal de Thouars. Ce projet d’une superficie de 10 000 m2 pourrait se concrétiser l’an prochain (les autorisations sont en cours).

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