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Sécurité des salariés
Des caméras thermiques pour détecter les fiévreux

Objetdomotique a mis au point des caméras thermiques à portée différente pour détecter les personnes fiévreuses sans identification nominative, destinées aux entrées de sites passagers, dont l’entrée d’entreprises. Explications.

Guillaume Tessier, président d'Objetdomotique. © DR
Guillaume Tessier, président d'Objetdomotique.
© DR

Créée fin 2014, la société Objetdomotique a développé une caméra thermique qui capte en temps réel la température d’une personne à l’entrée d’un magasin, d’une entreprise, de n’importe quel lieu qui accueille du public. Ces objets ont pour but de détecter toute personne suspecte d’avoir de la fièvre et d’être éventuellement porteuse du Covid-19. « L’univers industriel fait partie des secteurs les plus sensibles », commente Guillaume Tessier, président d’Objetdomotique. Les caméras peuvent détecter la température jusqu’à trente personnes simultanément à 0,1 °C près, sans rien enregistrer. « L’anomalie est détectée sans aller jusqu’à l’identification nominative. L’alerte est signalée à l’agent de sécurité qui identifiera la personne par l’intermédiaire d’autres caméras. Il pourra demander aux gens de repasser devant l’entrée, à la façon d’un capteur de métal », précise Guillaume Tessier. L’agent de sécurité verra l’alerte s’afficher sur ses écrans de contrôle reliés à d’autres caméras ou sur un écran supplémentaire où les visages des gens sont floutés.

Il n’y a pas d’identification nominative

Concernant les entreprises, Objetdomotique accompagne ses clients dans la mise en place d’un procédé après détection des salariés ayant de la fièvre avec le service des ressources humaines. « Certaines sociétés vont signaler à la personne qu’elle est suspecte et qu’elle devrait aller voir un médecin, d’autres peuvent mettre la personne en quarantaine et étudier qui elle a fréquenté ces derniers jours », ajoute Guillaume Tessier. La caméra peut être programmée pour se calibrer automatiquement et ainsi tenir compte de la température extérieure. « C’est un accessoire qui peut protéger l’employeur puisque le Covid-19 commence à être considéré comme une maladie professionnelle. Les salariés ont ainsi plus confiance envers leur direction et ont moins peur, cela maintient la paix sociale de l’entreprise », confie-t-il.

Une large gamme de caméras

Objetdomotique a développé plusieurs types de caméra : celles qui détectent à 1,50 mètre, « utiles pour les petites boutiques » ; des appareils qui ont une portée de 9 mètres, « adaptés à des entrées de centre commercial », explique Guillaume Tessier, ou bien des caméras à distance intermédiaire. La société propose aussi des douchettes (i.e. des scanners mobiles) avec lesquelles les agents scannent les personnes à l’entrée de l’établissement. La société propose également des portiques analyseurs, mais n’a, pour l’instant, pas reçu de commandes. « La caméra reste ce qu’il y a de plus fiable et de moins intrusif », selon Guillaume Tessier.

Le prix de ces accessoires varie « entre 1 000 et 10 000 euros. Cela dépend de beaucoup de paramètres : le type de caméra, la quantité, l’environnement plus ou moins passager, etc. Mais dans tous les cas, le coût de ce matériel est dérisoire par rapport au coût d’une fermeture d’établissement », conclut-il.

Cyleone détecte la fièvre par caméra infrarouge

La société montpelliéraine Cyleone a élaboré une solution de détection en temps réel des flux de personnes symptomatiques appelée CYCov-19, indique-t-elle dans un communiqué. Le dispositif est notamment composé d’une caméra multicapteurs infrarouge avec GPS, luminosité, vibration, température, pression, bruit, etc. ainsi que d’un terminal mobile (téléphone, tablette, PC…). Les données sont analysées en temps réel sans avoir besoin de stocker la moindre image. « Les informations collectées sont anonymes. Les données stockées concernent uniquement des données collectives », explique la société dans son communiqué.

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