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Des cadavres dans le placard

Les professionnels de la viande n’en ont pas fini avec l’épineux dossier du financement de l’équarrissage. Au grand dam des filières, le ministère des Finances a fait savoir qu’il ne débourserait pas un centime de plus pour le SPE, le service public de l’équarrissage. Du coup, les éleveurs bloquent le dossier de réforme, laissant entendre qu’ils préfèrent en rester au dispositif actuel de taxe prélevé sur les abattoirs aux fins de financement de l’élimination des cadavres d’animaux morts en élevage. Ce qui ne fait pas l’affaire des abatteurs, qui veulent en finir avec le dispositif actuel. A la rigueur, ces derniers concevraient bien de payer la taxe au tout début de l’année, mais sans aucun surplus. De toute façon, disent-ils, «  nous refuserons de contribuer à retravailler les taux ». Cela présage une drôle d’ambiance à la réunion technique de ce lundi, qui vise à affiner les données sur les tonnages de cadavres en question. La FNSEA s’arc-boute sur les engagements de Jean-Pierre Raffarin que les éleveurs «  ne paieraient rien ». En clair : les éleveurs de porcs et de volailles ne sont plus d’accord pour financer le quart du budget de ramassage et de destruction. Ils sont convaincus qu’ils paieront alors «deux fois» puisque la taxe d’abattage leur retombe déjà dessus par le biais de la pression des prix en production. Les équarrisseurs n’ont de toute façon pas les moyens de facturer le ramassage dans chaque élevage, ce qu’ils devraient théoriquement faire depuis un mois, estime-t-il. Les professionnels devraient se méfier des conséquences d’une telle querelle, aux enjeux financiers considérables. Elle porte en germe la division professionnelle et le discrédit des interprofessions naissantes.

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