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Delpeyrat s'accroche au refuge du haut de gamme


Dominique Duprat, directeur général adjoint de Delpeyrat.
La filiale de Maïsadour réussit à imposer sa marque Delpeyrat dans plusieurs familles de produits festifs, sans déroger à son positionnement supérieur.

Le 24 juin en conférence de presse, Dominique Duprat, directeur général adjoint de Delpeyrat (545 M€ de CA attendus pour 2013/2014), a dépeint l'évolution « inquiétante à court terme » des marchés des produits festifs ; ceci pour mieux convaincre de la distinction par la qualité de sa marque de foie gras et magret, de jambon sec et de saumon fumé. Ces marchés s'affaiblissent dans la vente au détail, mais Delpeyrat progresse, a-t-il montré : gain de croissance en valeur pour 12 mois (panel Nielsen le 20 avril) de 21 % en jambon sec et de 16 % en magret ; gain de part de marché de 2,5 points du foie gras mi-cuit depuis le début 2014 ; recette supplémentaire de 4 millions d'euros en saumon fumé pour la distribution, quand quasiment toutes les autres marques lui en auraient fait perdre. Deux innovations pour la prochaine période festive s'adressent aux consommateurs « prémium » : le foie gras du chef étoilé Guy Martin aux poivres doux et au rhum vieux, porté par le nouveau procédé mis en place, similaire à une cuisson de restaurant, et un trio de cœur de saumon fumé servi par un soin particulier dans le choix de la matière première et le procédé. En matière d'origines, le foie gras s'enrichit d'une IGP Gers (en plus de Sud-Ouest et Périgord) de la coopérative Vivadour. Delpeyrat veut aller chercher de la valeur au grand-export, grâce à l'ambassade de Guy Martin au Japon, à l'agrément chinois pour le Bayonne et à la gamme vins de Bordeaux. Son DG, Frédéric Oriol, réclame le soutien des services vétérinaires français.

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