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Crise de la bio : quel est l’état d’esprit des industriels de la bio ?

Le Synabio, Forébio et la Coopération agricole ont réalisé une enquête auprès des opérateurs de la bio pour avoir plus de précisions sur leur santé économique. En voici les principaux enseignements.

© Virginie Pinson

Dans le cadre de la demande d’un plan de sauvegarde auprès des pouvoirs publics, le Synabio, syndicat des transformateurs de la bio, a réalisé un sondage auprès de ses adhérents entre fin novembre et début janvier. Ils ont été 56 dirigeants à répondre. Qu’en ressort-il ?

  • Incertitude et difficultés sont les mots qui sont revenus le plus, avec les termes d’inédit et de combativité.
  • +16,83%, c’est la hausse moyenne de leurs coûts de production en 2022, comprenant énergie, gaz, emballages, matières premières agricoles, salaires, etc…
  • Moins de la moitié (47%) de cette augmentation a été répercutée auprès de leurs clients, 0,5% ont été compensées par les aides publiques.
  • 52,5% de la hausse des coûts de production sont restés à la charge des entreprises, pesant sur leur trésorerie. Cela représente un total de 19 millions d’euros pour 33 entreprises.

86% des adhérents ont indiqué que cette situation chaotique intervient alors qu’ils ont engagé des investissements importants pour le développement de leurs entreprises au cours des trois dernières années.

De leurs côtés, Forébio et la Coopération agricole ont réalisé le même type d’enquête auprès des opérateurs. En voici les quatre enseignements :

  • +20%, c’est la moyenne de la hausse des coûts de production
  • 40% des entreprises n’ont pas du tout répercuté ces hausses et 60% seulement partiellement
  • 78% des entreprises ont réalisé des investissements importants au cours des trois dernières années
  • Les trésoreries sont fragilisées par des baisses de ventes (81% des entreprises) et par des déclassements (68%).

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