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Bussereau veut rassurer les éleveurs ovins

Les sujets d’inquiétude sont nombreux en production ovine. Dominique Bussereau s’est voulu rassurant.

Le secteur ovin aura sa place dans le Plan bâtiments d’élevage ; les éleveurs dont le CTE (contrat territorial d’exploitation) s’achève pourront choisir entre la prime à l’herbe et un CAD (agriculture durable) ; les critères d’attribution et de contrôle pour le versement du DPU (droit à prime unique) seront étudiés dans un souci de simplicité et d’équité. Tels sont quelques messages rassurants apportés par le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau à l’assemblée générale de la FNO (fédération nationale ovine), hier à Paris, sous la présidence de Bernard Martin.

Les syndicalistes ont eu au moins l’assurance du ministre sur ces points, ainsi que sur la prise en compte de certaines spécificités des systèmes pastoraux et sur une ligne budgétaire réservée dans le cadre du Plan bâtiment, aux petits investissements. Quant au devenir des zones défavorisées en dehors des montagnes et piémont, Dominique Bussereau a assuré qu’il serait attentif à ce que le versement de l’Indemnité compensatoire au handicap naturel (ICHN) continue d’y être versé, en dépit des volontés de Bruxelles trouver des critères plus restrictifs. Le Plan bâtiment est un enjeu pour l’élevage ovin. Il y va des performances techniques et de l’allègement des charge de travail. Des données technico-économiques présentées à l’AG ont montré que les bâtiments pèsent beaucoup moins dans les charges de structure que les charges de mécanisation. Et c’est un tort dans bien des cas.

Les éleveurs ovins ont aussi été confortés dans leur intention de constituer une base de données techniques et économiques, à partir d’un système d’identification électronique pouvant se mettre en place dès 2008. Le ministère compte faire un bilan de l’expérience en fin d’année et en référer à l’Union européenne. Le ministre a abondé dans le sens de la FNO en promettant une Loi d’orientation agricole renforçant l’organisation économique et le pouvoir des interprofessions dans leur gestion de crises.

Mais les syndicalistes se sont surtout félicités des avancées des pouvoirs publics à l’égard du loup. « On a réussi à enlever le filtre entre le ministre de l’Ecologie et le terrain», s’est plu à dire Dominique Barrau, un moutonnier nouvellement élu secrétaire général de la FNSEA au sortir d’une rencontre, lundi, avec le ministre de l’Agriculture.

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