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Bretagne Lapin est en expansion

Le deuxième spécialiste français du lapin renforce son outil et segmente son offre.

La société Bretagne Lapin a entrepris de remplacer sa tuerie et de réinstaller ses locaux de ressuage et de stockage. Le deuxième spécialiste français de l’espèce après Loeul et Piriot, ayant réalisé 17,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2004, a une capacité d’abattage de 65 000 lapins par semaine, quand elle est poussée au maximum.

La première tranche de travaux effectuée cette année installe une nouvelle tuerie dans le prolongement du bâtiment actuel de Baud-Kermarec (Morbihan). Dans ce nouvel espace plus vaste, confortable et équipé pour une meilleure performance, les postes pénibles seront supprimés. La deuxième tranche démarrera l’an prochain, quand cette nouvelle tuerie fonctionnera. Les locaux libérés seront rebâtis en salles de ressuage et de stockage. L’effectif, de 80 à 85 personnes aujourd’hui, devrait globalement évoluer de 30 % dans les 3 à 4 prochaines années.

Une offre segmentée

Parallèlement, Bretagne Lapin segmente son offre. Le distributeur et l’association Lapin Qualité Bretagne, créée en 1995, étaient exposants au salon Squalim des produits sous signe de qualité à Nantes, la semaine passée. Leur produit phare est le lapin Label Rouge de la marque Paille d’Orée. Une bête âgée d’au moins 90 jours, qui reçoit à partir de son 75e jour des céréales en l’état et de la paille fraîche. Ce lapin fermier vit en groupe dans un enclos de 2,50 m2 où il se déplace et bondit. L’an dernier, 1 500 ont été labellisés. En 2006, 4 000 doivent l’être.

Un Label primé au Concours général agricole

Ce lapin de taille respectable (de race Argenté de Champagne) et régulier s’adresse essentiellement aux adeptes de la cuisine traditionnelle. Il a reçu le 1er prix du Concours Général Agricole de 2001 à 2004. Après deux années d’investigations commerciales en 2001 et 2002, il a trouvé sa place dans la restauration et les boucheries traditionnelles artisanales ou de la grande distribution. Il se prête à la découpe d’un vrai détaillant professionnel. Le distributeur s’appuie sur des volaillers grossistes « capables de vendre des produits chers».

L’entreprise a aussi lancé en 2001 un lapin certifié âgé de 70 jours. Un autre sera lancé à la rentrée ainsi qu’un lapin sous cahier des charges contrôlé par tierce partie, « s’inscrivant dans le registre du bien-être animal». 45 % du volume produit à Baud est commercialisé en grandes surfaces. Bretagne Lapin, qui réalise 10 % de son CA à l’export, présentera toute sa gamme au prochain salon allemand Anuga, sur un stand collectif breton.

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