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Bel agit pour une production laitière durable

Le numéro 3 du fromage de marque dans le monde poursuit son développement à l’international et révèle son engagement pour une production laitière durable.

Si l’Europe reste la destination principale pour les fromages du groupe Bel, avec pas loin de 55 % du chiffre d’affaires, c’est hors Europe que le groupe réalise les meilleures croissances en 2015 : +29 % en Amérique et Asie Pacifique par rapport à 2014, +14 % aux Proche et Moyen Orient et +8 % (hors Safilait) en Afrique, contre -4 % environ en Europe.

Les volumes de vente progressent de 9 % aux États-Unis avec +24 % pour Mini Babybel en Amérique du Nord et +13 % pour Boursin au Canada.

UNE ANNÉE 2015 RECORD

En Afrique, l’intégration de Safilait, troisième opérateur laitier marocain spécialisé dans la transformation, le conditionnement et la commercialisation de lait frais, UHT et produits laitiers frais sous la marque Jibal, permet au groupe de croître de 17,6 % avec des volumes en progression de 10 %. Bel signale aussi une accélération des opérations en Algérie. Cette envolée s’appuie sur des marques fortes qui permettent au groupe français de se positionner à la troisième place du palmarès mondial des fromages de marque en volume. Il s’agit bien sûr de La Vache qui rit (+42 % depuis 2008), de Kiri (+53 %), de Babybel (+70 %), mais aussi de Boursin (+23 %) et Leerdammer. Des marques coeur qui représentent désormais 74 % des volumes produits, contre 67 % en 2008. « Entre 2013 et 2015, Babybel a gagné 40 % en volume aux États-Unis et 13 % en Europe, notamment en France, Italie, Espagne et Portugal. En Europe, la marque Leerdammer a consolidé son leadership sur le segment des tranches dans un marché fortement concurrentiel et Apericube est désormais lancé en Angleterre… », rapporte Antoine Fiévet, le PDG.

L’AFRIQUE, ZONE CLÉ DANS LA STRATÉGIE DE DÉVELOPPEMENT

Si les États-Unis contribuent pour 34 % à la croissance en 2015 avec trois marques (La Vache qui rit, Boursin et Babybel), trois usines et 8 000 collaborateurs, le continent africain s’avère être « la zone clé dans la stratégie de développement, insiste le dirigeant. 63 % de la croissance relevée en 2015 ». Bel y est numéro un. L’entreprise détient des usines en Algérie, au Maroc, en Égypte et a installé en 2015 une unité industrielle simplifiée en Côte-d’Ivoire, avec l’objectif de transférer les compétences auprès des équipes locales.

Et c’est en Afrique que Bel travaille pour concilier croissance et impact social. Lancé en 2013 au Vietnam, le programme « Inclusive business » a été étendu à Kinshasa et Abidjan avec deux buts : intégrer un réseau de distribution innovant pour toucher les consommateurs à faible pouvoir d’achat, développer le volume des ventes et aider les vendeurs de rue à s’intégrer dans l’économie moderne tout en répondant à leurs besoins sociaux. Deux nouvelles villes seront concernées en 2016. À ce jour, Bel compte 4 600 vendeurs, dont 800 couverts par une microassurance et 400 formés à la gestion de leur micro-entreprise. À l’horizon 2025, trente villes devraient en bénéficier et 80 000 vendeurs équipés, dont 10 000 auraient suivi une formation professionnelle.

L’ENVIRONNEMENT AVEC WWF

Le groupe français est engagé également sur les aspects environnementaux. Bel a choisi dès 2012 de se faire accompagner par WWF, expert de la protection de l’environnement. Ensemble, ils ont identifié les points de fragilité qui sont essentiellement liés à la production laitière et plus particulièrement à l’alimentation des vaches. Bel collecte 1,7 milliard de litres de lait auprès de 3 200 producteurs, dont 500 millions de litres auprès d’un peu plus de 1 000 producteurs français. Le groupe a fait le calcul : les producteurs en Europe, auprès desquels l’entreprise collecte le lait, utilisent 58 000 tonnes de tourteau de soja et 37 000 tonnes de tourteau de palmiste par an. « Le soja et les tourteaux de palmistes qui complètent la ration des vaches ont été identifiés comme des axes de travail car leur culture est source de causes directes de déforestation en Amazonie et en Asie du Sud-Est d’où ils sont importés », explique Magali Sartre, directrice Responsabilité sociétale d’entreprise et relations corporate. Bel est devenu en 2014 membre de la table ronde du soja responsable RTRS (Round table on responsable soy). Et a rejoint depuis août 2015 la table ronde sur l’huile de palme durable RSPO (Round table on sustainable palm oil). Les plantations labellisées par RSPO et RTRS(1) garantissent que les cultures n’ont pas d’incidence sur les forêts primaires et qu’elles respectent de bonnes conditions de travail. En achetant des certificats à la RTRS et la RSPO, le groupe compense les volumes de soja et de tourteau palmiste utilisés dans l’alimentation des vaches, sans ajouter des charges supplémentaires pour les producteurs de lait. Toutefois, considérant qu’il ne suffisait pas de payer pour se dédouaner de toute responsabilité, Bel s’engage en parallèle dans une action de mécénat. « Il s’agit de venir en aide aux producteurs de soja dans la région de Mato Grosso, au Brésil, afin qu’ils accèdent à la certification RTRS », précise Magali Sartre. Ce sont ainsi 21 342 hectares de culture de soja (9 producteurs de soja en 2015) qui ont été certifiés en septembre 2015. S’y ajouteront 60 000 hectares en 2016. Sans parler des 15 125 hectares préservés dans un objectif de conservation. Couvrir tout le lait collecté, voire tous les ingrédients laitiers mis en oeuvre, de nouvelles étapes que le groupe étudie à moyen terme.

 

(1) Une tonne de matière première certifiée équivaut à un crédit de soja produit de façon responsable. Des certificats qui permettent d’encourager les agriculteurs à poursuivre le mode de production par RTRS et RSPO.

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