Aller au contenu principal

Aliments composés : éviter la surcharge

Le Syndicat national des industriels de la nutrition animale tient sont assemblée générale cet après-midi. Seront évoqués des dossiers techniques traités en communs avec Coop de France. En matière de relation commerciale par exemple, les deux organisations vont bientôt présenter leur position commune à leurs tutelles européennes respectives, Fefac et Copa-Cogeca.

LM : Qu'espérez-vous, en matière d'étiquetage, de la prochaine proposition de la Commission sur la commercialisation des aliments composés ?

Adolphe Thomas : Ce projet doit redéfinir les rapports entre professionnels de la nutrition et professionnels de l'élevage. Il comporte en effet un volet étiquetage. Ce qu'il faut, c'est dépassionner cette question. Nous ne sommes plus dans une position de crise telle que celle qui avait amené le législateur à imposer un peu rapidement les pourcentages d'ingrédients. Il faut des informations plus pertinentes ne mettant pas en cause le savoir-faire.

LM: Le retour des graisses animales n'est pas d'actualité au Snia?

A.T. : Toujours pas.

LM : Qu'apporte à la profession le guide de bonne pratiques des aliments médicamenteux ?

A.T. : Les médicaments suivent obligatoirement les règles du code de la santé publique. Nous avons défini un cadre équilibré qui prenne en compte les réalités des industriels et commerciales du métier. Nous y avons travaillé avec les autorités sanitaires et il est paru au JO le mois dernier. Reste à régler la question de la sous-traitance qui est répandue. Elle est toujours en discussion et nous espérons une réponse rapide de l'Administration.

LM : En quoi consiste l'idée de mutualisation des autocontrôles ?

A.T. : Tout opérateur a l'obligation de pratiquer des autocontrôles « suffisants » d'après les textes. Pour éviter que des analyses systématiques ne représentent des charges trop importantes, nous cherchons à définir une liste pertinente de couples produit/contaminant et des grilles d'appréciation. Nous espérons que les pouvoirs publics nous accompagnent dans cette démarche.

(lire aussi dans la rubrique Entreprises et Marchés, l'article "Les fabricants d’aliments n’ont pas boudé les céréales")

Les plus lus

drapeau turc qui flotte au vent
Volaille : la Turquie suspend ses exportations pour le Ramadan

Les exportations de volailles turques sont suspendues depuis le 9 février. Cette mesure prise par l’État turc, vise à contenir…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

zone de contention en abattoir
Quels sont les abattoirs de boucherie récemment en difficulté, en infographie

La France a perdu un abattoir sur 5 depuis 2010. En s’appuyant sur la presse locale, Les Marchés a tenté de dresser une carte…

camion devant quais de déchargement, de nuit
Viande bovine : le déficit commercial divisé par deux en 2025 en volume

Les exportations de viande bovine de la France ont progressé en 2025 ; notamment vers l’UE, tandis que les importations…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio