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Tendances de consommation
2024, l’année du bien-être animal ?

À l’heure des pronostics sur les tendances consommation de 2024 ; c’est le bien-être animal qui est retenu par Nielsen, évoquant la grande progression des volumes d’œufs et de volaille plein-air. Une tendance qui ne devrait pas profiter aux substituts végétaux, toujours trop chers.

En 2023, la croissance des ventes en volume d’œufs plein-air a été impressionnante.
En 2023, la croissance des ventes en volume d’œufs plein-air a été impressionnante.
© Virginie Pinson

Nielsen livre chaque année une étude sur la consommation alternative. Parmi les arguments qui ont su séduire le plus les Français malgré l’inflation, le plein-air pour les œufs et les volailles était largement en tête. De quoi amener le panéliste à anticiper une poursuite de la demande. 60 % des foyers considèrent le bien-être animal comme important, ou très important. Pour autant, seuls 14 % se disent flexitariens, végétariens, végétaliens. 36 % déclarent manger moins de viande. « Mais attention ces foyers ne passent pas simplement de la viande aux substituts végétaux » alerte Tarek Louadj de Nielsen IQ, lors d’un webinaire.

Les alternatives végétales plus chères que la viande

En effet, parmi les Français déclarant manger moins de viande, on trouve surtout des foyers déclarant manger plus de produits frais et cuisiner davantage. Et s’ils mangent moins de viande, ils ne l’excluent pas. Seuls 6 % déclarent faire attention à la mention « végétarien », contre 55 % à la mention « plein-air ». Un comportement qui traduit donc une volonté de montée en gamme, le fameux « moins mais mieux ». D’autant plus que, côté prix, le végétal n’est pas une alternative pour les tous foyers. Il en coûte 1,13 € pour 10 g de protéines issus des similis steaks végétaux contre 0,69 € pour une viande de boucherie fraîche et 0,43 € pour la volaille au rayon frais. Ainsi, seulement 58 % des foyers modestes achètent du végétal contre 74 % des foyers aisés.

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