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Inflation : 12 millions de foyers se sentent « fragilisés », selon Nielsen

Face à l’inflation qui a atteint 7,5% au mois de septembre, 12 millions de foyers français se sentent désormais « fragilisés », selon une étude de Nielsen.

© Pixabay

En septembre 2022, l’inflation a atteint 7,5% dans les rayons de la grande distribution, représentant une hausse moyenne de 43 euros par mois sur le budget alimentaire des foyers français. « Les Français se sentent plus fragilisés qu’avant. Ils sont désormais 12 millions de foyers, soit 7 millions de plus qu’en 2021 », a commenté Xavier Ségalié, directeur général de NielsenIQ en France, à l’occasion de la conférence de presse de rentrée de l’Ania le 28 septembre.

La croissance ne se fait plus par l’innovation

L’inflation est devenue le premier sujet de préoccupation des Français et les arbitrages se font sentir. « 4 foyers sur cinq vont faire très attention sur leurs dépenses et cela va toucher l’alimentaire, mais pas seulement », explique le directeur général.

En grande distribution, seuls les rayons des produits de grande consommation bénéficient d’une hausse du chiffre d’affaires cette année (+1,6%) alors que le non-alimentaire recule et les rayons des produits frais poids variables reculent de 1,4%. Une hausse portée évidemment par l’inflation. Les volumes, eux, reculent de -1,7% sur les PGC+FLS, et l’effet de mix positif est désormais négatif. « Le moteur de croissance (innovation, premiumisation, etc…) est à plat cette année », ajoute Xavier Ségalié.

Les familles réduisent leurs achats

Pour autant, peut-on parler de déconsommation ? La réponse n’est pas si simple car les ventes en volume restent supérieures à celles de la période pré-Covid.

Trois quarts du recul des volumes s’explique par les foyers dont les revenus sont les plus faibles. Les familles sont les plus touchées par cette baisse de la consommation. Elles ont baissé leurs achats volume en unité de 5,1% en 2022 par rapport à 2021. Les moins de 50 ans sans enfant font également des choix (baisse de 2,2% des volumes).

Les MDD vainqueur, le bio et les offres de TPE, PME à la peine

Alors que les MDD restent les catégories les plus inflationnistes, les foyers français se tournent plus volontiers vers celles-ci, les prix restants plus bas et les promotions plus fréquentes. « Depuis 10 ans, les marques de distributeur étaient en décroissance constante en volume. Pour la première fois cette année, elles sont stables en volume, mais leurs parts de marché augmentent en valeur », détaille le directeur général de NielsenIQ.

A l’inverse, les offres de TPE, PME et ETI qui étaient en croissance constante, sont en décroissance. « C’est la première fois que cela arrive. Et c’est celles qui payent le plus », ajoute-t-il. Quant au bio, il a perdu 5,3% de chiffre d’affaires par rapport à 2021, mais reste en progression de 9,2% par rapport à 2019.

Mais une consommation responsable

Pour autant, les consommateurs attendent des produits « responsables » : plus de marques en vrac, moins d’emballages, moins de viande. Mais attention, « si ces produits sont plus chers à produire, les consommateurs ne sont pas prêts à payer plus chers », conclut Xavier Ségalié.

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