Aller au contenu principal

Fromage : le Japon va importer davantage en 2026, l’Europe peut-elle en profiter ?

Les envois européens de fromage vers le Japon ont chuté en 2025. Une meilleure demande et des prix plus compétitifs pourraient faire progresser légèrement les envois en 2026. 

Les fromages français ont une excellente image au Japon. © Fas sur Pixabay
Les fromages français ont une excellente image au Japon.
© Fas sur Pixabay

Alors que la production japonaise de fromage devrait rester stable en 2026, estime l’USDA, le pays devrait importer davantage pour répondre à la hausse de la demande. Le Japon comptait pour 9,3 % des exportations françaises de fromage sur les 10 premiers mois de 2024, il n’en pèse plus que 8,8 % sur la même période de 2025 selon les données des Douanes relayées par FranceAgriMer. En effet, les exportations françaises de fromages vers le Japon ont reculé de 2,7 % sur cette période, alors que l’ensemble des envois vers les pays tiers progressait de 2,7 %. 

Lire aussi : Exportations de fromage : comment l’Europe a battu un record en 2025

Un pays structurellement importateur de fromage

Le Japon importe 85 % de sa consommation de fromage. Néanmoins le pays s’oriente davantage vers des fromages compétitifs, il est de plus en plus sensible aux fluctuations du marché mondial et au jeu des taux de change, constatent les analystes de l’USDA. Ce sont d’ailleurs les prix élevés de l’origine UE qui ont contribué à réduire les envois communautaires vers le Japon en 2025, au profit de l’origine Nouvelle-Zélande (+17 %) ou États-Unis (+12 %). Les Pays-Bas ont notamment vu leurs envois chuter de 26 %. Le Japon reste néanmoins le troisième acheteur de fromage européen derrière le Royaume-Uni et les États-Unis.

Lire aussi : 3 nouvelles IGP fromagères protégées au Japon

En comparaison, la France a donc plutôt bien résisté. C’est que l’Hexagone, comme l’Italie, joue plutôt la carte du haut de gamme et non des fromages ingrédients. Les envois de l’Italie ont d’ailleurs réussi à progresser de 2 % sur les dix premiers mois de l’année. 

À noter néanmoins que les achats japonais de fromages européens étaient très bien orientés sur décembre 2025 puisqu’ils étaient deux fois plus importants qu’en 2024, à plus de 10 000 tonnes. 

L’Europe va-t-elle regagner des parts vers le Japon ? 

L’USDA estime que les importations japonaises de fromage pourraient progresser de 2% en 2026 comparé à 2025. Les envois européens pourraient donc rebondir, si tant est que les prix soient compétitifs par rapport aux autres origines. Ce qui n’est actuellement pas totalement le cas. Fin 2025, le cheddar européen était 29 % plus cher que son homologue origine États-Unis mais 15 % au-dessous du prix de la Nouvelle-Zélande. Néanmoins, les coûts de transport étaient supérieurs. À priori les prix américains devraient rester sous pression, en lien avec la forte hausse des capacités de fabrications de fromage, et une consommation intérieure décevante. Pour la France et l’Italie, dont les envois sont constitués de fromages haut de gamme, la demande dépendra plutôt de la situation économique du pays. 

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

camion devant quais de déchargement, de nuit
Viande bovine : le déficit commercial divisé par deux en 2025 en volume

Les exportations de viande bovine de la France ont progressé en 2025 ; notamment vers l’UE, tandis que les importations…

Les administrateurs de l'interprofession Anvol
Poulet : « Le rythme de construction de nouveaux bâtiments reste très éloigné des objectifs fixés »

 2 200 poulaillers et près de 2,8 milliards d’euros d’investissements, c’est ce qu’il faudrait à la France pour…

dindes dans un pré
Volaille : les mentions « Fermier, élevé en plein air » et « Fermier, élevé en liberté » restent protégées par l’UE

La Commission européenne publie la mise à jour de ses normes de commercialisation de la volaille et du foie gras, qui renforce…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio