« Un accident et tout peut vite basculer quand on est éleveur », dans le Cantal

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David Maziou s’est fracturé le talon début juillet. « Avec l’ancien bâtiment, mon remplacement par une personne extérieure n’aurait pas été possible. » Crédits : © E. Bignon

Depuis juillet, une mauvaise chute empêche David Maziou, éleveur laitier installé en individuel dans le Cantal, de travailler. Au pied levé, il a dû trouver une solution pour se faire remplacer.

Le 3 juillet dernier, David Maziou éleveur laitier installé en individuel à Saint-Amandin dans le Cantal, a fait une chute de 3 mètres du haut des bottes de foin. Il s’en sort avec un talon fracturé et 90 jours minimum d’arrêt. « Heureusement, c’est arrivé à une période relativement calme, les foins étaient finis quelques jours plus tôt, relate l’éleveur. J’ai la chance d’avoir pu passer un contrat de quatre mois avec un ancien salarié du service de remplacement, désormais installé à son compte en tant qu’autoentrepreneur. Pour une journée de remplacement de 6 heures, je paye 100 € par jour. » Un coût presque entièrement couvert par les indemnités journalières de la MSA et de la mutuelle (86 €/j le premier mois et 95 €/jour désormais).

Fiche Élevage

 
 
  • 1,2 UMO dont 0,2 bénévole
  • 59 Montbéliardes à 5 500 l
  • 324 000 l produits
  • 96 ha de SAU, tout en prairies permanentes

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Maryline, l’épouse de David, qui travaille en dehors de la ferme, assure l’une des deux traites quotidiennes, celle du matin ou du soir selon son planning professionnel. Le salarié s’adapte en fonction. « Comme il habite à 30 minutes de la ferme, nous lui avons proposé de faire une journée de 6 heures en continu pour lui éviter un aller-retour. » Le papa de David, aujourd’hui à la retraite, vient également prêter main-forte.

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Je paye 100 € pour me faire remplacer 6 h par jour

« Cet accident est compliqué à vivre psychologiquement. Il m’a vraiment fait prendre conscience du risque entrepreneurial, lâche David. Cela génère beaucoup de stress et de questionnement. Pendant combien de temps je ne pourrai pas retravailler ? Combien de temps aurai-je les moyens de payer quelqu’un pour me remplacer ? Le médecin m’a même laissé entendre une possible invalidité… »

Heureusement, David était bien couvert avec la souscription, en plus de son contrat de mutuelle, de deux assurances garantie accident de la vie, l’un à titre personnel et l’autre professionnel. « Au total, ces cotisations s’élèvent à 1 100 € par an. Il n’y a pas d’économie à faire sur ce poste si on travaille seul ! »

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