« J'intègre de la paille broyée dans la ration des taries », dans les Côtes d'Armor

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Laurent Hinault, éleveur. « Nous avons gagné 3 kg sur le pic des multipares qui, maintenant, arrivent à 50 kg » Crédits : © C. Julien

Au Gaec Hinault dans les Côtes d'Armor, l'ingestion des vaches taries à été améliorée grâce au broyage de la paille. A la clé de meilleurs démarrages en lactation. 

Laurent Hinault et son frère Nicolas à Plaintel, gère un troupeau de 225 vaches laitières. En 2018, ils ont agrandi leur stabulation de 70 logettes et deux nouveaux robots de traite sont venus s’ajouter aux deux stalles déjà en place. « Pour amortir ces investissements, il nous fallait augmenter la production, retrace Nicolas Hinault. Pour y arriver, il nous a semblé, entre autres, intéressant de maximiser le pic de lactation ».

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La ration des taries contient cette paille finement broyée, complétée par du concentré distribué au DAC. © C;.Julien

Pour ce faire, les deux associés ont décidé de travailler sur la ration des taries. Pendant leur période sèche, les taries pogent dans l’ancienne stabulation des laitières où les DAC ont été conservés. Cela permet de les nourrir en deux lots. En début de tarissement, elles accèdent à 1,5 kilos de concentrés en mélange, puis en prépa vêlage, elles reçoivent jusqu’à 3,5 kilos. Côté fourrage, elles consomment de l’ensilage de maïs. Jusqu’en mars 2024, un round de paille était à leur disposition dans un râtelier. « Mais, elles ne le mangeaient pas », reconnaît Nicolas Hinault.

Lire aussi |  « La paille broyée sécurise la ration de nos vaches en préparation au vêlage »

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Des brins réduits en particules de 2 cm

Pour une meilleure ingestion et une ration plus homogène, les deux associés décident de faire broyer la paille. « C’est une prestation de service, avec un gros broyeur à poste fixe, qui permet de réduire la paille en particules de 2 à 3 cm, détaille Laurent Hinault. Cela se rapproche de la taille de l'ensilage de maïs, ce qui fait que les vaches ne peuvent pas trier. Elles consomment plus de paille, donc le rumen est bien rempli ». Comme la ration est distribuée à la mélangeuse, « la ration est homogène et pesée, explique l’éleveur. Je vise 10% de refus pour être sûr qu’elles mangent à volonté ».

Un gain de lait significatif

L’objectif des éleveurs est atteint : ce changement dans la ration des taries a eu un impact significatif sur le niveau de production. « Nous avons gagné 3 kg sur le pic des multipares qui, maintenant, arrivent à 50 kg », apprécie Laurent Hinault. Cela se traduit en moyenne sur la lactation par un gain de 4 kg brut par vache et par jour, grâce aussi à de meilleure persistance, pour atteindre une production moyenne entre 38 et 40 kg par vache.

Autre avantage de cette ration homogène, les vaches ont moins de problème de santé au vêlage. « Il n’y a plus de retournement de caillette, moins de problème métabolique, constate Nicolas Hinault. Même le nombre de métrite a diminué ». Le seul coût, celui du broyage, reste raisonnable. « Cela revient à 400€ l’heure, soit 50€/tonne ».

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