Augmenter sa capacité de production laitière sans endettement bancaire, c’est la promesse énoncée par les services de location de vaches. Certains éleveurs ont franchi le pas quand d’autres privilégient d’autres leviers, préférant être propriétaires de leur cheptel.
Justine et Aurélien Chêne, éleveurs dans l’Ain
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Hélène Folastre, éleveuse en Seine-Maritime
NON. Nous avions envisagé la location de vaches il y a quelques années, peu après notre installation. Nous avions alors besoin de produire davantage de lait pour redresser la situation de l’exploitation, mais nous n’avions pas la possibilité d’emprunter pour acheter des vaches. À cette période, nous avions perdu du foncier et les résultats de récolte et en lait étaient faibles. Finalement, nous n’avons pas loué de vaches. Le frein, c’était l’obligation de fournir des animaux chaque année. Nous avions besoin de vaches. Nous ne voulions pas nous priver de bons animaux. Et ce n’était pas possible pour nous, financièrement, d’acheter ces vaches à Gestel, pour qu’elles restent dans notre troupeau. Le fait que personne autour de nous n’utilisait ce dispositif ne nous a pas non plus encouragés. Tout compte fait, nous avons travaillé sur la réduction de nos charges sur l’ensemble des ateliers. Et contrairement à notre idée de départ, nous avons même diminué le nombre de vaches dans le troupeau. Cela a permis d’améliorer l’état sanitaire du troupeau et la production laitière par vache, et ainsi de traverser cette période difficile.
Romain Mesnil et Florian Lescroël, éleveurs dans la Manche