Location de bovins : avez-vous déjà opté pour cette solution pour votre élevage ?

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Justine et Aurélien Chêne Crédits : © Elevage de la Pierre Dorée
Les éleveurs ont le choix entre verser une somme d'argent par animal ou restituer des génisses pour financer la location. Crédits : © Elevage de la Pierre Dorée

Augmenter sa capacité de production laitière sans endettement bancaire, c’est la promesse énoncée par les services de location de vaches. Certains éleveurs ont franchi le pas quand d’autres privilégient d’autres leviers, préférant être propriétaires de leur cheptel.

Justine et Aurélien Chêne, éleveurs dans l’Ain

OUI. Nous n’aurions pas pu nous installer sans Gestel. Nous devions développer rapidement notre cheptel et augmenter notre production. Nous nous sommes installés hors cadre familial et la banque ne nous suivait pas pour l’achat de vaches. La location nous permettait d’acquérir des génisses sans mobiliser immédiatement une somme d’argent importante. En tout, 40 génisses gestantes, sélectionnées en collaboration avec le technicien Gestel, ont progressivement rejoint le troupeau. Nous avons un contrat de location de dix ans, avec deux possibilités pour le financement, en plus des frais de dossier et de l’assurance : soit restituer quatre génisses pleines par an à Gestel ; soit les acheter. Pour le moment, nous privilégions l’achat afin de renouveler le troupeau. Le prix a été fixé à la signature du contrat selon les cours du marché de l’époque. Un suivi sanitaire est réalisé tous les trois mois pour contrôler les génisses. Avec la location, nous avons pu sereinement nous développer. Nous avons également créé des liens avec plusieurs éleveurs, chez qui nous achetons parfois de nouvelles génisses en direct.

Lire aussi : Location de bovins : Gestel veut doubler son troupeau d’ici à 5 ans

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Hélène Folastre, éleveuse en Seine-Maritime

NON. Nous avions envisagé la location de vaches il y a quelques années, peu après notre installation. Nous avions alors besoin de produire davantage de lait pour redresser la situation de l’exploitation, mais nous n’avions pas la possibilité d’emprunter pour acheter des vaches. À cette période, nous avions perdu du foncier et les résultats de récolte et en lait étaient faibles. Finalement, nous n’avons pas loué de vaches. Le frein, c’était l’obligation de fournir des animaux chaque année. Nous avions besoin de vaches. Nous ne voulions pas nous priver de bons animaux. Et ce n’était pas possible pour nous, financièrement, d’acheter ces vaches à Gestel, pour qu’elles restent dans notre troupeau. Le fait que personne autour de nous n’utilisait ce dispositif ne nous a pas non plus encouragés. Tout compte fait, nous avons travaillé sur la réduction de nos charges sur l’ensemble des ateliers. Et contrairement à notre idée de départ, nous avons même diminué le nombre de vaches dans le troupeau. Cela a permis d’améliorer l’état sanitaire du troupeau et la production laitière par vache, et ainsi de traverser cette période difficile.

Romain Mesnil et Florian Lescroël, éleveurs dans la Manche

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Romain Mesnil et Florian Lescroël © Gaec de Joulines
OUI MAIS. Pour un besoin ponctuel. Des problèmes de cellules au sein de notre troupeau ont pénalisé la production laitière. Nous avions besoin d’animaux sains pour augmenter le cheptel de 85 à 95 vaches à la traite, renouveler le troupeau et parvenir à produire 860 000 l de lait. Nous ne voulions pas nous bloquer avec un emprunt pour l’achat d’animaux. La location s’est présentée comme une solution accessible mais elle présente un coût élevé. Sept vaches en lactation et vingt-trois génisses prêtes à vêler ont rejoint récemment notre troupeau. Nous avons un contrat de dix ans avec Gestel pour un coût de 23 € par animal et par mois, ce qui représentera au total 2 760 € par animal. Nous conservons l’ensemble des animaux pendant et à l’issue du contrat. Nous n’avons pas encore beaucoup de recul, mais l’intégration des animaux au troupeau s’est bien passée. Un technicien passe régulièrement pour contrôler leur état.
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