Astuce de vigneron champenois : « J’ai créé un épandeur à engrais localisé pour 2 500 euros »

- - 5 min
Le châssis de l'épandeur a été conçu de manière à simplifier sa manutention. Crédits : © C. de Nadaillac

Jérôme Van de Woestyne, viticulteur à Thil, dans la Marne, a conçu comme un professionnel de A à Z un épandeur à engrais électrique et localisé pour son enjambeur.

 

1. Avant de dégainer son fer à souder, Jérôme Van de Woestyne a mûrement réfléchi son projet d’épandeur. Il souhaitait un modèle de grande capacité (1 tonne), adapté aux dimensions de son enjambeur et muni de 4 sorties pour localiser l’apport sous 4 rangs simultanément. À partir des mesures du plateau de son enjambeur (2 m sur 1,20 m), il a réalisé un schéma de la caisse sur ordinateur, à l’aide du logiciel 3D en ligne Tinkercad.

 

 

2. Il a ensuite acheté des tôles en 3 mm et les a faites plier pour environ 300 euros. Il les a assemblées et soudées avec des tubes carrés de 50 x 50 jouant le rôle de châssis. Il a fait descendre le châssis en dessous de la caisse afin de pouvoir y insérer les bras d’un lève-palette pour la manutention de l’appareil.

 

 
<em class="placeholder">Fond de la caisse de l&#039;épandeur.</em>
Dans le fond du caisson, il a réalisé des petites pyramides, afin de faciliter l’émottage et la répartition des granulés. © C. de Nadaillac

Dans le fond du caisson, il a réalisé des petites pyramides, afin de faciliter l’émottage et la répartition des granulés. Au-dessus de la caisse, il a conçu un genre de pointe en soudant des fers plats, pour crever aisément les big bags.

 

 
<em class="placeholder">Crève big bags sur épandeur.</em>
Au-dessus de la caisse, il a conçu un genre de pointe en soudant des fers plats, pour crever aisément les big bags. © C. de Nadaillac

3. L’an dernier, à environ 15 cm du fond de la caisse, il a ajouté un hérisson pour casser les amas lorsqu’il y en a. Cet agitateur est confectionné à base de petites ailettes en fer plat soudées sur un tube plein en 20. Au milieu, il a ajouté un petit support sur lequel repose la tige. L’agitateur est entraîné par un petit moteur hydraulique de récupération. Une roue de skate fait tendeur.

 

 
<em class="placeholder">Tendeur de chaîne pour l&#039;agitateur.</em>
L’agitateur est entraîné par un petit moteur hydraulique de récupération. Une roue de skate fait tendeur. © C. de Nadaillac

4. Pour la répartition, Jérôme Van de Woestyne a récupéré et retaillé de vieilles vis à grain et les a insérées dans des tubes fins en 101,6. À chaque sortie, il a ajouté une goulotte en PVC, afin d’amener les granulés sous le rang. Ces goulottes sont détachables pour un rangement plus aisé.

 
<em class="placeholder">Caisson retourné d&#039;épandeur.</em>
Caisson de l'épandeur retourné lors de sa confection. © J. Van de Woestyne

 

 
<em class="placeholder">Entraînement des vis de répartition de l&#039;engrais.</em>
Les vis sont animées par un moteur électrique de trottinette qui entraîne des couronnes de BMX. © C. de Nadaillac

5. Les vis sont animées par un moteur électrique de trottinette (environ 50 euros) en 250 watts et 12 volts, qui entraîne des couronnes de BMX. Il a récupéré un gros fil triphasé d’un vieux compresseur et a réalisé les branchements. Il a disposé tous les fusibles dans un tableau électrique.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

témoignage
Suivi
Suivre

 

 
<em class="placeholder">Tableau électrique.</em>
Jérôme Van de Woestyne a disposé tous les fusibles dans un tableau électrique. © C. de Nadaillac

Il a réalisé un tableau de commandes à l’aide de boutons-poussoirs (11 euros le bouton). Il permet d’activer chaque sortie séparément et s’installe dans la cabine.

 
<em class="placeholder">Tableau de commandes.</em>
Jérôme Van de Woestyne a réalisé un tableau de commandes qui active chaque sortie séparément et s’installe dans la cabine © C. de Nadaillac

6. Cette année, il installe des capteurs au niveau de chaque sortie, afin d’être certain qu’aucune ne se bouche. En cas de bouchage, une diode clignotera et une alarme se déclenchera. Jérôme Van de Woestyne est satisfait de son bricolage avec lequel il évolue à 6-7 km/h et épand environ 1 tonne à l’hectare.

Coût environ 2 500 euros

Durée environ 100 heures

Difficulté moyenne

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires