La Chine capte une part de moins en moins importantes des échanges mondiaux de porc et de poulet. Dans le même temps, l’Union européenne recule aussi du côté des principaux exportateurs de viandes blanches.
Entre 2020 et 2024, les importations chinoises de poulet auront chuté de 23,9 %, selon les prévisions de l’USDA, et la baisse atteint 64,5 % pour le porc. En porc, cette baisse est à relier à la hausse de la production locale, et des stocks importants. La baisse des achats chinois de poulet est elle-aussi corrélée à ce marché du porc bien offert car les Chinois s’étaient tournés vers le poulet en 2024, faute de porc disponible.
La part de la Chine dans les importations de viande blanche recule
La Chine ne devrait représenter que 17 % des exportations mondiales de bœuf, de porc et de poulet en 2024, alors qu'elle atteignait 25 % à leur apogée en 2020, détaille l’USDA.
Un tel effondrement du poids lourd du marché mondial se traduit forcément par une réorientation des flux. Ainsi on note une progression des achats de porc en Asie du Sud-Est (Philippines, Japon et Corée du Sud). Le Mexique a aussi fortement développé ses achats, le porc ayant la faveur des consommateurs. En poulet aussi, Japon et Philippines progressent.
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Les exportations de l’UE de porc et volaille reculent
Reflet de la décapitalisation porcine, les exportations européennes de viande de porc ont chuté de 37,7 % entre 2020 et 2024. Dans le même temps, les exportations du Brésil ont bondi de 26,5 %.
En poulet, les exportations européennes ont chuté de 44,3 % sur la période, et si l’Europe reste souveraine, il n’en reste pas moins que ses importations ont bondi de 13,6 %. Là encore, c’est le Brésil le grand gagnant de la demi-décennie avec des envois en hausse de 28,4 %.