Aller au contenu principal

Étiquetage de l’origine
Étiquetage de l’origine : le CNC formule sept recommandations

Le Conseil national de la consommation émet sept recommandations concernant l’étiquetage de l’origine des denrées alimentaires et de leurs ingrédients dans un avis publié le 20 septembre 2021.

Le groupe de travail origine au sein du CNC a été mis en place en février 2020 à la demande de la ministre Agnès Pannier-Runacher.
Le groupe de travail origine au sein du CNC a été mis en place en février 2020 à la demande de la ministre Agnès Pannier-Runacher.
© agriculture.gouv.fr

Le groupe de travail sur l’origine mis en place en février 2020 au sein du Conseil national de la consommation (CNC) a publié son rapport le 20 septembre 2021, dans lequel il émet sept recommandations en s’appuyant sur le règlement Inco. Dans un premier temps, le CNC considère que la définition primaire, telle qu’elle figure à l’article 2 du règlement, « laisse place à l’interprétation » et suggère de retenir comme primaire, dans la limite de trois ingrédients : l’ingrédient présent à plus de 50 % ; le/les éventuel(s) ingrédient(s) caractéristique(s) commun(s) à une catégorie générique (le lait dans les yaourts, le cacao dans le chocolat par exemple) ; le/les ingrédient(s) mentionné(s) dans la dénomination de la denrée, pris dans l’ordre d’apparition dans la liste des ingrédients, à l’exclusion des ingrédients utilisés à faible dose à des fins d’aromatisation.

Réticence des professionnels

Le CNC précise que s’il y a eu consensus sur ce sujet au niveau du collège des consommateurs, tel n’a pas été le cas du côté du collège des professionnels. Il indique que la DGCCRF devrait prendre appui sur ses travaux pour définir « la doctrine qui sera mise en œuvre par les agents qui sont chargés des contrôles officiels », mettant en avant que « certaines fédérations n’ont pas souhaité s’engager sur des orientations nationales s’agissant de l’interprétation d’une définition d’harmonisation européenne ».

Lister les pays d’origine

Le CNC recommande également de lister les pays d’origine plutôt que d’utiliser une information supranationale du type UE, non UE. Ces déterminations pourraient être réservées aux produits qui intègrent des ingrédients de plus de trois origines. Concernant la manière de délivrer cette information, le CNC encourage les opérateurs à préférer, pour les mono-ingrédients, type purée de fruits ou farine, l’indication de l’origine de la matière première agricole à celle de l’ingrédient primaire et à suivre, autant que possible, la même approche pour les ingrédients primaires composés, « tout en reconnaissant la complexité potentielle plus importante pour les opérateurs ».

Concernant l’origine de la denrée, le CNC encourage les opérateurs à préciser la nature de l’opération qui permet la mise en avant du mot « France » ou de sa représentation graphique, en indiquant « fabriqué/élaboré/cuisiné en France ». Le conseil considère aussi que les dispositifs volontaires d’indication de l’origine doivent être « compréhensibles » pour les consommateurs, et doivent suivre les recommandations qu’il formule.

Enfin, le CNC recommande la diffusion du présent avis aux opérateurs, et demande à la DGCCRF de le partager avec la Commission et les États membres de l’Union européenne pour une application harmonisée des règles.

Faire évoluer les règles européennes

Dans son rapport, le CNC regrette que la réglementation européenne (UE 2018/775) ne permette pas de combiner les différents niveaux géographiques et, notamment, de combiner une origine supranationale de type UE, non UE et une origine nationale, ou bien de combiner une origine nationale et une origine infranationale. Le CNC demande à la DGCCRF de porter cette évolution réglementaire auprès de la Commission européenne. Il encourage aussi la DGCCRF à réviser la doctrine administrative selon laquelle une mention supranationale doit être utilisée lorsque l’opérateur n’est pas à même de garantir la présence concomitante des origines auxquelles il a recours dans l’ensemble de ses lots.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio