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Consommation : Un nouvel équilibre sur le marché du bio ?

Le marché des produits bio semble être entré en phase de consolidation en France, après quatre années de crise. La part de marché du bio dans les achats des ménages semble se stabiliser et le bio profite de la dynamique des magasins spécialisés. 

rayon bio en supermarché
La décroissance du bio ralentit en GMS
© Virginie Pinson

4,1 %, c’est dorénavant la part de marché du bio dans les produits de grande consommation et frais traditionnels (PGC-PFT), en cumul sur les 7 premiers mois de 2025, selon les données de Worldpanel by Numerator (ex Kantar).  Elle était de 5,1 % en 2022. 

« La reprise se fait surtout grâce aux fruits et  légumes »

« La reprise se fait surtout grâce aux fruits et légumes », explique le panéliste, par communiqué. Le moteur de cette reprise est avant tout la vigueur retrouvée des magasins spécialisés, avec des ventes à +5,5 % en circuit bio depuis le début de l’année. Les généralistes restent en retrait à -0,7 %.

Lire aussi : « Face à la crise du bio, la Drôme est plus résiliente »

Qu’est ce qui porte la reprise du bio ?

Le panéliste identifie 6 facteurs de redressement du marché bio. « Les «attaques» subies par l’écosystème de la bio ont peut-être renforcé l’engagement des consommateurs historiques, à la fois par militantisme écologique et par une volonté de protéger leur propre santé et celle de leur famille » évoque Gaelle le Floch, directrice Insight chez Wordpanel, faisant allusion aux débats sur la suppression de l’Agence Bio. La loi Duplomb a aussi pu remobiliser certains consommateurs. Le panéliste évoque aussi l’effet des campagnes de l’Agence Bio, une attractivité prix liée à l’inflation moindre sur la bio que le conventionnel, la fin de la chute de l’offre bio en GMS et la réorganisation des magasins spécialisés. Enfin, les achats des consommateurs remontent doucement en gamme. 

Le bio garde des atouts

Alors que le contexte économique devrait rester tendu à court terme, Kantar incite les opérateurs de la bio à mettre en avant le local, et poursuivre leurs efforts de communication et pédagogie, et à mettre en avant les bénéfices santé pour le consommateur plutôt que ceux pour la planète. Enfin, la question de l’écart de prix entre bio et conventionnel pourra être déterminante.

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