Aller au contenu principal

La coopérative Noriap se renforce sur le bio

À l’issue d’un exercice contrasté, le groupe coopératif nordiste souligne ses progrès dans le bio et prépare sa montée au capital de Cocorette.

En 2018-2019, le groupe coopératif Noriap a vu son chiffre d’affaires croître de 17,5 % pour atteindre 621,1 M€ pour un Ebitda en recul de 18 % à 15,6 M€, du fait de la baisse de la marge des céréales. « L’exercice qui se conclut est contrasté : moyen sur les critères financiers, mais enthousiasmant pour les projets d’avenir », commente Martin Migonney, directeur général de Noriap (à quelques jours de la retraite) dans le rapport d’activité. Un exercice marqué notamment par une accélération sur le bio pour répondre au développement de la demande et aux préoccupations des agriculteurs adhérents. « Nous sommes à 8 000-9 000 t de céréales bios commercialisées (sur un total de 1,25 Mt de céréales, ndlr). Et on attend une progression significative en 2019-2020 », nous confie-t-il. Pour accompagner cette progression (avec l’objectif d’atteindre 15 000 à 20 000 t de collecte bio d’ici à 2023), Noriap réfléchit à une aide à la conversion, vient de recruter un nouveau conseiller en bio et, en aval, compte reprendre de petits silos pour les dédier au bio (le silo de Flixecourt est déjà quasiment dédié au bio).

En parallèle, le groupe coopératif poursuit son plan silos, engagé il y a dix ans, avec plus de 50 M€ investis sur 75 M€ programmés et 17 sites anciens fermés (sur 60 prévus). D’ici quelques semaines, après aval de l’Autorité de la concurrence, Noriap devrait aussi annoncer sa montée au capital du groupe Cocorette au côté d’un pool de coopératives régionales.

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio