Aller au contenu principal

L’avis d’un spécialiste de la digitalisation des achats
Commerce alimentaire : « Avec le digital, l’entreprise va pouvoir contrôler et optimiser ses achats »

Laurent Guillot, directeur général d’Oxalys.
Laurent Guillot, directeur général d’Oxalys.
© DR

Les Marchés Hebdo : Pourquoi est-il intéressant de digitaliser ses achats ?

Laurent Guillot : Pour des primo-accédants à des solutions de digitalisation des achats, l’enjeu principal est d’y voir clair sur sa manière d’acheter : quels produits, à qui, à quel prix ? Sans digitalisation, ces analyses sont faites sur la base de documents financiers qui ne sont souvent pas suffisants pour rentrer dans le détail. Le digital permet cette mise en lumière. Certains clients se sont rendu compte que trois sites différents achetaient le même produit au même fournisseur à trois prix différents avec parfois des écarts de 30 à 40 %. L’entreprise va pouvoir contrôler et optimiser ses achats, éventuellement réduire le panel, chercher d’autres fournisseurs, les mutualiser. Elle peut gagner en rentabilité, en productivité, en partage de l’information avec un retour sur investissement rapide. Il y a des axes multiples et tout ça en jouant un rôle majeur dans la transformation digitale et la performance de l’entreprise.

LMH : Quels obstacles les PME-ETI doivent-elles franchir ?

L. G. : Il y a de moins en moins de freins techniques, la couverture réseau n’étant plus vraiment un problème. Les particularités du secteur et les habitudes très maillées à l’écosystème d’une usine de production peuvent être des obstacles. La conduite du changement peut être difficile. Un projet de digitalisation des achats va impliquer tous les acteurs de l’entreprise. 90 % de nos solutions sont utilisées par des opérationnels, dont la première mission est de produire. L’outil ne doit pas venir se heurter à ces enjeux de production. Les solutions doivent répondre et s’adapter à ses besoins. Cependant, l’entreprise n’est pas obligée de mettre en place un système lourd avec une seule règle unique figée dans le temps.

LMH : Quelles solutions proposez-vous ?

L. G. : Nos solutions permettent de digitaliser l’ensemble du processus achats et engagements d’une entreprise. Elles jouent à fond la carte de la diversité des besoins, de la simplicité et de l’agilité. Elles sont hautement paramétrables afin que chaque entreprise puisse y adjoindre ses particularités. Le logiciel Oxalys propose une vingtaine de fonctions, mais une entreprise ne peut en choisir que deux. Les règles vont évoluer au fil du temps, en toute autonomie. Quand il s’agit de commencer dans la digitalisation, le « purchase to pay » (approvisionnements, contrôle et dématérialisation des factures, commandes, gestion des stocks… NDLR) est le domaine qui répondra le plus directement à ses enjeux essentiels, avant de se lancer dans la relation fournisseurs ou le « source to contract » (marchés, appels d’offres… NDLR).

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

camion devant quais de déchargement, de nuit
Viande bovine : le déficit commercial divisé par deux en 2025 en volume

Les exportations de viande bovine de la France ont progressé en 2025 ; notamment vers l’UE, tandis que les importations…

Les administrateurs de l'interprofession Anvol
Poulet : « Le rythme de construction de nouveaux bâtiments reste très éloigné des objectifs fixés »

 2 200 poulaillers et près de 2,8 milliards d’euros d’investissements, c’est ce qu’il faudrait à la France pour…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio