Vendre ses fromages sur internet

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Les fromages sont des denrées périssables, la livraison doit se faire vite. Crédits : © Archives/La Chèvre

La vente de fromage, encore fortement liée à une image de tradition et de savoir-faire, rencontre aujourd’hui le monde du digital. Lancée il y a une vingtaine d’années, la vente en ligne de fromages s’est renforcée récemment selon Oana Stefanescu, auteure de la thèse Transformation digitales du commerce artisanal : faut-il en faire tout un fromage ? Les fromagers observent de plus en plus cette nouvelle forme de commercialisation. Bien que toujours attachée au commerce de contact et d’échange direct, la vente de fromages est poussée, à l’ère du digital, à s’adapter à l’hyper connectivité des consommateurs.

Des plateformes spécialisées avec de fortes marges

Sur la scène digitale, on trouve des sites internet dédiés uniquement à la vente de fromages, comme le site pionnier Fromages.com créé en 1997. « Nous vendons 106 variétés de fromages de chèvre, de brebis et de vache, résume Catherine Limousin, responsable communication de l’entreprise. Nous travaillons avec des producteurs de la région Centre-Val de Loire comme avec le marché de Rungis. Et nous vendons principalement à l’international des fromages affinés. » On trouve aussi de nombreuses places de marché en ligne vendant des produits alimentaires variés. Comme PourdeBon.com qui fait l’intermédiaire entre des producteurs français et des clients se faisant livrer à domicile. Mais il faut garder en tête que tout intermédiaire prend une marge sur la vente, pouvant monter jusqu’à 25 %. On trouve aussi des producteurs qui vendent leurs fromages en ligne eux-mêmes, via un site internet boutique.

Cette vente de fromages via internet repose souvent sur des services d’expéditions comme DHL ou Chronofresh pour assurer leurs livraisons. « Notre contrainte principale est d’assurer une livraison en 24 h », explique Catherine Limousin de fromages.com. Les fromages sont des denrées périssables et doivent être conservés au frais. Le click and collect se développe aussi, avec des commandes en ligne et des retraits en boutique. La concurrence est présente sur la scène digitale avec la grande distribution et les plateformes de vente en ligne.

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Communiquer, une nécessité

La communication, particulièrement chronophage, possède un rôle primordial pour cette activité. L’alimentation régulière du site et des réseaux nourrit l’image du produit. Les gages de qualité, comme une médaille à un concours de fromage, sont souvent favorisés par le consommateur. « Je pense que l’avenir, c’est une présence sur internet, mais adaptée aux objectifs de chacun », précise Oana Stefanescu. La mise en place d’un site internet demande des compétences, du temps et de l’argent. « Il faut identifier ses objectifs avant de se lancer, appuie l’auteure. Selon sa stratégie et son business model, chacun peut s’orienter vers une utilisation des réseaux sociaux uniquement, un site vitrine ou un site boutique. » La place du e-commerce semble vouée à s’agrandir, au vu de la génération millénial qui consomme beaucoup en ligne. « Internet modifie les usages, la mentalité, la façon de traiter les clients et l’organisation générale du travail », explique Oana Stefanescu. La scène digitale n’est pas à prioriser pour autant, c’est une dimension de plus à acquérir.

Sylvie Nowakowski, Elevage la Doudou dans l’Essonne, 55 chèvres et 30 vaches

"Du e-commerce pour fidéliser nos visiteurs"

« Nous vendons principalement nos fromages en vente directe et sur quelques marchés. Il y a un mois nous avons gagné un concours du site de vente en ligne pourdebon.com. Pour le moment, ce sont eux qui couvrent les charges de livraison, nous n’avons qu’à emballer les fromages puis Chronofresh vient récupérer la commande et gère la livraison. C’est un essai pour nous. Nous avons un site internet et nous réfléchissons au e-commerce, donc le site Pour de Bon nous permet d’apprendre. On espère que la vente en ligne nous permettra de développer la vente et de trouver de nouveaux clients. Mais aussi de fidéliser les visiteurs de notre ferme pédagogique, qui viennent souvent de loin et veulent retrouver nos produits. La préparation d’une commande en ligne ne prend pas plus de temps que lors d’une vente directe. »

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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