Elles fabriquent des yaourts avec le lait de chèvre de la ferme

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Florence Creuzet, fromagère fermière dans le Vaucluse : « Une petite fabrication en attendant la fromagerie » Crédits : © D. Hardy
Emilie Marin, fromagère fermière en Savoie : « J’aimerai en vendre plus » Crédits : © D. Hardy
Camille Michel, fromagère fermière dans le Var : « Des pots en verre en format familial » Crédits : © D. Hardy
Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à apprécier le yaourt au lait de chèvre. Crédits : © B. Morel

Ces trois fromagères fermières fabriquent régulièrement des yaourts au lait de chèvre : un produit facile à élaborer et intéressant à valoriser.

Camille Michel, fromagère fermière dans le Var : « Des pots en verre en format familial »

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« Nous fabriquons des yaourts et des crèmes dessert depuis le début de notre installation en 2018. Le yaourt permet une meilleure valorisation du lait et demande moins de travail que les fromages lactiques. Selon les périodes, nous fabriquons entre 30 et 70 litres de yaourt par semaine et autant de crèmes. Nous avons investi dans un pasteurisateur, à l’origine pour fabriquer des glaces, et nous avons bricolé une étuve à partir d’un vieux frigo, un peu d’électronique, une résistance et un ventilateur. Nos yaourts sont vendus 6,20 euros les 700 g dans un pot en verre. Au début, les pots étaient consignés mais beaucoup de clients ne les rendaient pas ou les rapportaient sales. Le verre permet d’éviter le plastique mais c’est beaucoup plus lourd, surtout quand on charge et on décharge souvent lors de la vente directe. »

Florence Creuzet, fromagère fermière dans le Vaucluse : « Une petite fabrication en complément de la transformation fromagère »

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« Nous avons créé l'atelier caprin sur l'exploitation ovine de mon compagnon en 2022 avec l'accueil de 18 chevrettes. Nous avons commencé à transformer notre lait dès le printemps 2023 en fabricant exclusivement des yaourts puis des brousses en attendant la construction de la fromagerie. Nous avons du investir dans un peu de matériel spécifique: un pasteurisateur de 20 litres ainsi qu'une étuve, achetés d'occasion. Actuellement, avec 26 chèvres à la traite, nous fabriquons des yaourts deux fois par semaine. Pour les brousses, il peut y avoir trois transformations hebdomadaires du fait d'une durée de conservation bien inférieure à celle des yaourts. Ces deux produits complètent bien l'offre fromagère. Nos yaourts en pots de 125 g sont vendus 3,50 euros les quatre et cinq euros les six. Certains clients ont des appréhensions avec le yaourt au lait de chèvre mais, quand ils y goûtent, ils deviennent souvent fidèles. Nous avons fait le choix de ne pas faire de yaourt aromatisés pour le moment car cela compliquerait notre gestion des stocks. Nous invitons nos clients à y mettre leur propre confiture ! »

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Émilie Marin, fromagère fermière en Savoie : « J’aimerais en vendre plus »

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« Je fabrique des yaourts au lait de chèvre et j’aimerais même en faire davantage car la valorisation est intéressante à 1,10 euro le pot de 125 grammes. Mais le marché local est saturé et, étant sous dérogation d’agrément, je suis limitée dans mon rayon de commercialisation. Je fabrique généralement deux fois par semaine avec un bain-marie électrique d’une capacité de 13 litres maximum. Les yaourts sont conditionnés dans des pots plastiques fermés par un couvercle clipsable. Certains clients préféreraient des pots en verre, mais ce choix est motivé par des contraintes de stockage et de logistique. Je propose des yaourts nature, mais aussi quelques parfums élaborés à partir d’arômes naturels, framboise, citron ou poire et surtout le myrtille-sapin qui est devenu la spécialité de la Chèvrerie des Sapins. En 2025, j’ai eu une médaille d’or aux Fermiers d’or pour mon yaourt nature. »

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