Bilan de campagne Une année atypique en melon

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103 650 t de melons ont été produites dans le Sud-est, 53 000 t (-39 %) dans le Centre-Ouest, marqué par la météo et par l’arrêt de Rouge-Gorge, et 49 300 t dans le Sud-Ouest. Crédits : © ACPEL

« L’année 2020 a été particulière, marquée par la crise de la Covid et les problèmes de recrutement et par la variation des volumes et des prix, constate Myriam Martineau, présidente de l’Association interprofessionnelle du melon (AIM). C’est aussi la première année depuis l’arrêt de Rouge-Gorge » (Lire ici). Bien que l’hiver, le printemps et l’été aient été parmi les plus chauds depuis le début du XXe siècle, des passages perturbés fréquents en juin ont entraîné une entrée en production tardive, ainsi que des problèmes de nouaison et bactériose qui se sont traduits par un creux historique fin juillet début août.

Impact de la Covid-19

Le contexte Covid a pesé sur toute la campagne, avec des problèmes d’organisation du travail au champ et en station, et une consommation perturbée. « La saison a été longue et éprouvante pour les producteurs », souligne Marion Mispouillé, animatrice de l’AIM. Au final, 206 900 t de melons ont été commercialisées, soit 25 % de moins que la moyenne quinquennale et 16 % de moins qu’en 2019. La qualité gustative a par contre été bonne sur toute la saison.

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En magasin, les achats ont reculé en volume (553 kg/100 ménages, -15 %/moyenne 3 ans), avec un taux de pénétration en baisse (76 %, -2,9 %/moy. 3 ans), mais ont progressé en valeur (1 410 €/100 ménages, +2,6 %/moy. 3 ans).

Les importations ont aussi été moins importantes, du fait notamment des mauvaises conditions climatiques en Espagne qui ont limité la production. Et, les volumes étant limités, l’export a aussi diminué. Au final, les prix à l’expédition ont été très variables. « Il n’y a pas eu de crise conjoncturelle, précise Lucie Faguet, du RNM. Mais les prix ont beaucoup plus varié que d’habitude, ce qui a entraîné une forte hétérogénéité entre producteurs. Il fallait avoir du melon « au bon moment ». Et les prix sur les Min et au détail ont connu les mêmes variations ». Du fait de la crise, à l’exception des semaines 40 et 41, les cours relevés par le RNM ont été tirés d’une enquête Drive. Autre nouveauté : les prix GMS et hard discount sont désormais fusionnés et le panel intègre les halles type Grand Frais.

En magasin, en moyenne sur trois ans, les achats reculent en volume, mais progressent en valeur.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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