Traite : Le système batch milking vous semble-t-il pertinent ?

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En batch milking, les vaches sont traitent par lots avec des robots montés en série. Crédits : © B. Carrouché

Le batch milking est un concept de traite par lot qui consiste à utiliser des robots de traite montés en série et à réaliser des traites à heures fixes comme pour une salle de traite classique.

 
 
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Baptiste Berruyer © Gaec de la Petite Vallée

Baptiste Berruyer, éleveur en Mayenne

NON. Nous avons un projet de robotisation de la traite. Nous nous sommes posé la question du batch milking avec des conseillers spécialisés mais nous n’y avons pas trouvé d’intérêt pour notre élevage. L’inconvénient avec ce système c’est qu’il y a toujours une astreinte de traite, ce que nous voulons justement éviter en robotisant. Sans faire d’étude poussée, nous avions évalué un projet qui prévoyait cinq robots pour 150 vaches et une production de 1 370 000 litres de lait. L’investissement se chiffrait à environ 100 000 € par stalle auquel il fallait encore ajouter l’agrandissement de notre stabulation de 160 places pour loger tous les robots et la laiterie. Le litrage ne permettait pas de financer un tel investissement. Après réflexion, nous sommes partis sur un projet de bâtiment neuf pour augmenter le cheptel à 250 vaches avec 4 robots en système classique et se dégager de l’astreinte de la traite.

Paul, éleveur en Pays de la Loire

NON. Économiquement, le projet de batch milking que nous avons fait chiffrer pour notre troupeau de 340 vaches et 4 500 000 litres ne passe pas. En discutant avec des concessionnaires, l’estimation de l’investissement pour 10 stalles montées en série avoisinait 1 000 000 €. Le batch milking aurait permis un gain de main-d’œuvre de 2 UTH sur les 9 que compte l’exploitation aujourd’hui, mais cette économie de charge salariale ne permettait pas de compenser les annuités du projet. Le temps de traite aurait été réduit à 2 h 15 avec une seule personne. Mais pour une question d'organisation, nous préférons maintenir deux salariés au moment de la traite. Comme nous n’avons pas de difficulté à recruter, nous préférons opter pour le maintien de notre salle de traite en passant d’une 2 X 9 à une 2 X 12.

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<em class="placeholder">Baptiste Carrouché</em>
Baptiste Carrouché © Ferme de la Tremblaye

Baptiste Carrouché, éleveur dans les Yvelines

OUI. En 2023, le troupeau est passé de 150 à 220 vaches. Dans les nouveaux bâtiments, nous avons fait le choix d’installer six robots de traite en batch milking, pour remplacer notre salle de traite 2 X 10 TPA. L’investissement a été d’environ 100 000 € par stalle. Nous avons souhaité robotiser pour avoir un outil plus attractif et limiter les contraintes physiques. Nous avions aussi étudié l’installation de trois robots en fonctionnement classique, plus économique. Mais cela ne répondait pas à nos besoins. Le batch milking nous permet de facilement gérer de la main-d’œuvre salariée et d’avoir des temps de nettoyage suffisamment longs car nous transformons le lait. Nous n’avons pas de compteurs, mais nous n’observons pas de réelle augmentation des charges en eau et électricité par rapport à notre ancien système en salle de traite. Deux salariés sont dédiés au troupeau. Ils se partagent la traite du matin et du soir. Celles-ci durent au maximum 3 h 15.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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