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Pomme : le porte-greffe M 9, une référence longtemps difficile à remplacer

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Le porte-greffe M 9 a largement contribué au développement du modèle de vergers à densité élevée. Crédits : © CTIFL La Morinière

Le porte-greffe de pommier M 9 a connu un succès important, restant jusqu'à très récemment le porte-greffe le plus répandu dans les vergers de pommiers.

Le M 9 était jusqu’à encore récemment le porte-greffe le plus répandu dans les vergers de pommiers. Il s’est imposé en raison des qualités agronomiques conférées aux variétés greffées : très bonne rapidité de mise à fruits, calibre et productivité élevée et régulière. Ses qualités propres telles qu’une bonne compatibilité avec la plupart des variétés, une large capacité d’adaptation pédoclimatique et une aptitude à la multiplication en pépinière l’ont aussi favorisé.

Il a largement contribué au développement du modèle de vergers à densité élevée (2 000 à 3 500 arbres par hectare), composés d’arbres monoaxes conduits en axe vertical. Mais le quasi-monopole du M 9 a engendré une faible diversité génétique au niveau des porte-greffes. La sélection de nouveaux porte-greffes est devenue un enjeu important, notamment en raison de la sensibilité au feu bactérien et au puceron lanigère de M 9, associée à sa faible tolérance au froid hivernal. Cette recherche a longtemps été infructueuse tant les qualités agronomiques du M9 étaient difficilement égalables.

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Le G 11 a pris la première place

Parmi la grosse centaine de porte-greffes évaluée dans le cadre du réseau national d’évaluation porte-greffe depuis les années 1990, aucun n’avait pu surpasser les performances combinées de productivité et de facilité de multiplication du M 9 jusqu'à l’arrivée du G 11. En 2019, le podium des quantités de marcottes certifiées en France était encore dominé par M 9 EMLA (1,88 million), suivi de M 9 NAKT (840 000) puis G 11 (618 000). En 2022, le G 11 occupe la première place (1,32 million), suivi de M 9 EMLA (981 000) et M 9 NAKT (284 000).

Sandrine Codarin et Flavien Gendrier, CTIFL. Infos-CTIFL n° 402 septembre-octobre 2024 – « Porte-greffe du pommier, des nouvelles sélections prennent racine » - Coauteurs : Silvia ten Have-Lopez, Élise Vaud, Camille Allemann, Anaïs Picamal.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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