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Location de bovins : Gestel veut doubler son troupeau d’ici à 5 ans

La société Gestel de location de bovins annonce, dans un communiqué du 3 juin, vouloir doubler son troupeau d’ici à 5 ans. Pour cela, elle renforce ses solutions de refinancement de cheptel, et d’accès progressif à la propriété des animaux. 

enlèvement et transport d' un lot de 18 bovins viande de race charolaise de 20 mois chez l' éleveur.
Gestel souhaite aussi renforcer son offre d’« accès progressif » à la propriété, qui permet à un éleveur de devenir propriétaire d’un troupeau sur plusieurs années.
© J.-C. Gutner

Créée en 1972 et proposant déjà 40 000 bovins en location, la société Gestel annonce dans un communiqué du 3 juin « enrichir son offre » pour doubler son troupeau d’ici à 5 ans. 

Gestel renforce sa solution de refinancement de cheptel

L’entreprise renforce d’une part le « refinancement » de cheptel, où elle propose aux éleveurs de leur racheter des animaux qu’ils peuvent garder ensuite en location. Un moyen de « transformer » une partie du cheptel en « trésorerie disponible », soutient Gestel, et donc d’accompagner des investissements ou de préparer une retraite. La société propose des prix fixes pour le rachat des bovins, à 1950 € pour une race laitière et 2500 € pour une race allaitante. « L'idée, c'est de pouvoir servir toutes les régions possibles. On essaie d'avoir une couverture qui soit nationale », soutient Fabien Vallaud, directeur de la relation éleveurs de Gestel, contacté par Réussir.fr. Initialement adressée à la filière laitière, l’entreprise propose depuis 5 ans ses solutions à la filière allaitante. Un moyen de diversifier son troupeau majoritairement composé de vaches laitières, et donc d’enrichir son offre initiale de location financière de bovins

Lire aussi : Location de bovins : comment fonctionne le bail à cheptel ?

Un « accès progressif » à la propriété du cheptel, une solution complémentaire à la location de bovins

Gestel souhaite aussi renforcer son offre d’« accès progressif » à la propriété, qui permet à un éleveur de devenir propriétaire d’un troupeau sur plusieurs années. Cette solution se fait sur des contrats de 7 ans, avec un loyer mensuel plus cher que pour la location financière sans acquisition du troupeau. Pour cette solution « classique », Gestel indique que les contrats durent 10 ans avec un loyer moyen de 28 € par mois par bovin. Pour ces solutions, les loyers sont fixes sur toute la période du contrat, et intègrent des assurances. « Quand la génétique est bonne, l’éleveur peut aussi nous “rembourser” en génisses, en équivalent du loyer », soutient Fabien Vallaud. L’« accès progressif » à la propriété des animaux requiert aussi que l’éleveur apporte « deux à trois » animaux par an pour assurer une « décapitalisation progressive ». 

Lire aussi : Financement innovant : bientôt un crédit-bail pour le cheptel bovin

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