Au 20 octobre, la baisse des températures et le retour de quelques pluies ont permis une timide reprise de la pousse de l’herbe, d’après la dernière note d’Agreste publiée le 28 octobre. Le déficit par rapport à la période de référence continue de se creuser dans certaines régions et se maintient à 43 % en moyenne.
« C’est le plus bas niveau depuis au moins 40 ans », pointe Agreste dans sa note de suivi du modèle Isop publié le 16 octobre. Au 20 octobre 2026, la pousse cumulée des prairies permanentes en France hors DROM est toujours inférieure de 43 % par rapport à la moyenne de référence (période 1989-2018). Ce qui « représente 55 % de la pousse annuelle de référence contre 96 % en moyenne à cette date ».
La baisse des températures et le retour des pluies ont relancé timidement la pousse de l’herbe : 2 % d’une pousse annuelle normale sur le dernier mois, contre 8 % en moyenne sur la période de référence.
D’ailleurs, dans un bulletin paru le 26 octobre, Météo-France met en avant le retour des pluies en octobre avec des cumuls parfois « remarquables » dans certaines zones.
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Cependant, « bien que ces précipitations aient atténué la sécheresse, elles n’ont pas suffi à rétablir un niveau d’humidité normal pour l’automne », alerte l’établissement. Et d’ajouter que « la sécheresse des sols devrait encore se maintenir sur une grande partie du pays ».
Selon Agreste, la pousse est toujours déficitaire sur quasiment l’ensemble du territoire métropolitain. « Le déficit dépasse les 30 % dans 85 % des régions fourragères […] et même les 50 % autour d’un axe reliant le Limousin à l’Alsace », décrit le service statistique. Seules les régions autour de la mer Méditerranée ainsi que le nord des Alpes et quelques exceptions locales ont un déficit moindre.
Indicateur de rendement des prairies permanentes par région au 20 octobre 2026