Les conséquences du décès d'un associé

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LE DÉCÈS D'UN ASSOCIÉ entraîne des démarches administratives. Crédits : © GOSPHOTODESIGN/FOTOLIA

Que ce soit d'ordre administratif ou encore patrimonial, le décès d'un associé d'une société agricole entraîne des conséquences qu'il faudra maîtriser afin que l'organisation de la société n'en pâtisse pas davantage.

  • QUI VA REMPLACER L'ASSOCIÉ DÉCÉDÉ ?

    En principe, la société n'est pas dissoute par le décès d'un associé, mais se poursuit avec ses héritiers ou légataires, sauf si les statuts prévoient que les héritiers doivent être agréés par les associés. Ainsi, les statuts de la société peuvent prévoir que la société continue :

    – avec les héritiers et les associés survivants

    – entre les seuls associés survivants : dans ce cas soit les associés rachètent les parts du défunt, soit les parts du défunt sont annulées avec remboursement de la valeur des parts ou encore restitution des apports aux héritiers

    – avec une personne qui aura été précisément désignée pour remplacer l'associé décédé et les associés (ex : les statuts peuvent prévoir que la société continuera seulement avec les héritiers travaillant déjà dans la société ou encore avec un des employés de l'exploitation) Dans l'hypothèse où les statuts permettent la transmission des parts sociales aux conjoint et héritiers, le conjoint survivant peut demander que lui soit attribuée de manière préférentielle les parts sociales détenues par l'associé décédé ; en effet, le législateur a prévu que l'attribution préférentielle est de droit pour toute exploitation agricole dès lors que cette dernière ne dépasse pas les limites de superficie fixées par décret en Conseil d'État si le maintien dans l'indivision n'a pas été ordonné (cf Arrêté du 22 août 1975 relatif aux limites de superficie donnant droit à l'attribution préférentielle des exploitations agricoles)

  • FAUT-IL OBTENIR UNE AUTORISATION D'EXPLOITER POUR CE NOUVEL ASSOCIÉ ?

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    Les règles du contrôle des structures vont éventuellement impacter le remplacement de l'associé décédé. En effet, selon la fonction qu'occupait l'associé décédé dans la société et celle de l'associé qui va le remplacer (gérant, associé exploitant, associé non exploitant...) mais également des biens qui pouvaient être mis à disposition de la société par le défunt, il pourra être nécessaire de demander une autorisation d'exploiter auprès de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). Dans tous les cas et pour éviter des erreurs d'interprétation, les associés auront tout intérêt à se rapprocher de la DDTM afin de s'assurer qu'ils ne sont pas concernés par l'obligation d'obtenir une autorisation d'exploiter.

    • QUE DEVIENNENT LES BIENS MIS À DISPOSITION PAR L'ASSOCIÉ DÉCÉDÉ ?

      Le sort des biens mis à disposition diffère selon que l'associé en était propriétaire ou locataire dans le cadre d'un bail rural :

      – si l'associé en était propriétaire, son décès met fin à la mise à disposition qui est conclue intuitu personae : les héritiers auront la liberté de poursuivre ou non ladite convention.

      – si l'associé était titulaire d'un bail rural, son décès n'a pas d'incidence sur ledit bail qui se poursuit de droit au profit de son conjoint, du partenaire pacsé, de ses ascendants ou de ses descendants participant à l'exploitation ou y ayant participé effectivement au cours des cinq années antérieures au décès : là encore celui qui reprend le bail aura la liberté de poursuivre la mise à disposition ou d'exploiter les biens personnellement.

A savoir

Pour un conseil adapté, n'hésitez pas à consulter votre notaire.

Lors du décès d'un associé dans une société agricole, il convient de savoir qui hérite de ses parts. Il faut également se rapprocher de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) afin de voir si une nouvelle autorisation d'exploiter doit être demandée.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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