Produits d'import Evolutions erratiques de la demande

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L'entrée en consommation des fruits d'été tarde à s'enclencher. En abricot, malgré les problèmes de qualité, les acheteurs français et italiens passent sur la production locale, ce qui prive les expéditeurs espagnols de deux gros marchés. Les prix ont baissé de 50 % en quelques jours. C'est le pic de la saison avec les variétés du groupe Cot, Kioto, Mediabel début Orangered. Les prix départ Aragon sont tombés jusqu'à 1,10 € en calibre 2A.

Les Paraguayos gagnantes

En pêche et nectarine, la pression de l'offre est très forte en calibre B. Le prix des barquettes d'un kg passe sous la barre d'un euro départ. La pression s'accentue en cal. A, les prix sont fermes en 2A. Les variétés jaunes sont de vente plus difficile qu'en blanches.

Depuis la semaine 21, les prix des jaunes sont égaux ou inférieurs à ceux des trois années précédentes. Les pêches plates sont favorisées. Le taux de sucre atteint facilement 12  %. Les ventes sont fluides, les prix sont fermes. Toutefois, les écarts de coloration obligent à un sévère tri. Les lots de second choix sont écoulés sur le marché intérieur espagnol. La récolte est prévue au mieux stable par rapport à l'an passé.

Cette semaine, les promotions de pêche et nectarine débutent à 1,69 € en cal C 56-61 (Lidl France), à 1,49 € en cal B et 1,99 € en Paraguayos (Edeka). Celles en abricot 2A sont entre 2,69 et 2,99 €.

Peu de cerises, trop de fraises

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La récolte de burlat débute au Benelux et dans le Bade-Wurtemberg. Le marché reste très sous approvisionné. En Allemagne, la Turquie est de loin l'origine dominante, les arrivages ne faiblissent pas. En Espagne, l'Aragon expédie de très beaux lots de cerise type summit départ Aragon à 3 € départ. Le Val de Jerte entre en pleine saison cette semaine. Les prix de la fraise sont historiquement bas alors que les autres petits fruits rouges sont fermes.

Le melon délaissé

Le marché du melon est en crise depuis un bon mois. L'excèdent de calibre 15 se brade au mieux. La consommation devrait rebondir cette semaine alors que la production française n'atteindra son rythme de pleine saison que fin juillet, comme en 2013. Presque toutes les enseignes ont la pastèque en promotion. L'an passé, les achats des ménages de France ont progressé de 18 %.

La Turquie s'isole

Après une semaine froide, la canicule s'est réinstallée en Europe de l'Est. Elle reprend de la vigueur au Proche-Orient et autour de la Mer Noire. Le marché russe est bien approvisionné en tous produits de toutes origines. Les importations de Turquie sont possibles mais les risques sont plus importants. Les relations entre les deux pays ne pourront guère s'apaiser car le gouvernement turc refuse la demande russe concernant des excuses et un dédommagement.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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