BALANCE COMMERCIALE Des milliards d’euros dépensés en denrées d’importation

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L'industrie du saumon et de la truite fumée importe du saumon de Norvège, d'Ecosse, etc. Crédits : © Labeyrie

La France dépense des milliards d’euros en produits agricoles et alimentaires étrangers. Le prix de la dépendance, même si diverses causes d’importation se mêlent dans les chiffres par grandes familles.

Certains produits sont importés parce qu’ils ne peuvent être produits en France. C’est le cas du cacao, des épices, de l'huile de palme, des gambas, des fruits exotiques (sauf des Dom), etc. Mais aussi parce que la production nationale est nettement insuffisante : en saumon et autres produits de la mer, en viande d’agneau, en protéines végétales pour animaux, en fruits et légumes, en jambons de porc. D’autres, enfin, entrent directement en concurrence avec les produits français, comme la volaille et les viandes bovines. Les poissons, crustacés et préparations font partie de la famille la plus déficitaire.

Du saumon au tourteau de soja

En 2019, d’après le dernier bilan d’Agreste d’une année pleine disponible, la France a importé pour 1,795 milliard d’euros (Md€) de produits de la pêche et de l’aquaculture, auxquels s’ajoutent 4,167 Md€ de préparations (les exportations rapportent bien moins au pays). « Le saumon, les crevettes, la morue et les thons pèsent fortement sur le déficit commercial », confirme la dernière note d’Agreste sur le commerce extérieur des produits de la mer. Principaux pays d’origine : la Norvège, le Royaume-Uni, l’Espagne.

La dépendance de l’élevage en protéines végétales apparaît aussi nettement à travers les 1,414 Md€ dépensés pour faire venir des tourteaux, notamment de soja. Dans la famille des fruits et légumes, le déséquilibre est sensible en fruits : 4,312 Md€ d’importations contre 1,229 Md€ d’exportations ; auxquels s’ajoutent 4,968 Md€ de produits à base de fruits et légumes. La France importe des tomates (le quart du volume de légumes frais importés, en majeure partie du Maroc), des melons (venant essentiellement d’Espagne), des agrumes et bananes, ainsi que des poivrons, carottes, salades, fraises…

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Selon les fiches par filières de FranceAgriMer, les fruits transformés importés sont congelés, en sirop ou au naturel. Les légumes importés entrant en concurrence avec les productions nationales arrivent sous forme transformée ; ce sont notamment les tomates en conserve et concentré ou sauce, les haricots verts cueillis et rangés à la main, les champignons en conserve.

661 800 Tec de volaille en 2019

Douloureux, pour l’élevage et la transformation de bovins et de volailles, sont les 1,281 Md€ d’importations de viande bovine et les 1,137 Md€ de viandes de volaille. Les viandes bovines (y compris de veau) viennent à près de 80 % du volume importé (337 400 tonnes équivalent carcasse (Tec) en 2019) de cinq pays : Pays-Bas, Irlande, Allemagne, Belgique et Pologne. La viande ovine (91 400 Tec en 2019) vient pour l’essentiel du Royaume-Uni et d’Irlande, ainsi que de Nouvelle-Zélande et d’Espagne.

La viande de volaille est la plus massivement importée : 661 800 Tec en 2019. C’est 37 % de la production française de viande de volaille, toutes espèces confondues. FranceAgriMer constate une forte pression de la Pologne, des pays du Benelux et d’Allemagne, des volumes s’ajoutant à ceux du Brésil, de la Thaïlande et d’Ukraine.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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