Viande ovine : les exportations britanniques vont-elles encore battre un record en 2026 ?
Les exportations de viande ovine du Royaume-Uni ont battu un record en 2025, grâce notamment à la bonne demande en France et en Belgique. Les exportateurs britanniques pourraient encore profiter de 2026 pour développer leurs envois vers le continent.
Les exportations de viande ovine du Royaume-Uni ont battu un record en 2025, grâce notamment à la bonne demande en France et en Belgique. Les exportateurs britanniques pourraient encore profiter de 2026 pour développer leurs envois vers le continent.
85 700 tonnes de viande ovine, c’est ce que le Royaume-Uni a exporté sur les onze premiers mois de 2025, rapporte AHDB, c’est 12 % de plus qu’en 2024. C’est un niveau qui n’avait plus été vu depuis 6 ans. En valeur, la hausse atteint 15 %, à 609,6 millions de £ (702 millions €).
Lire aussi : Agroalimentaire : l’Irlande bat un record à l’export en 2025
Cette croissance export est liée à la dynamique des envois vers l’Union européenne, notamment vers la France et la Belgique, confrontées à des baisses de production. À noter toutefois que les achats français se sont tassés en novembre.
Des perspectives positives pour les exports de viande ovine
Avec la baisse de la production européenne, plus rapide que celle de la consommation, les opérateurs britanniques s’attendent à bénéficier d’une bonne dynamique encore en 2026. Le marché communautaire est un débouché clé pour l’agneau britannique, avec des relations commerciales bien établies et un avantage géographique certain. Les analystes d’AHDB tablent sur une nouvelle hausse de 1 % des exportations de viande ovine du Royaume-Uni en 2026 et une croissance de la part de la viande envoyée vers l’UE.
Lire aussi : Viande ovine : l’Australie et la Nouvelle-Zélande en retrait sur le marché mondial
Une production de viande ovine en baisse au Royaume-Uni
AHDB anticipe une baisse de 2 % des effectifs d’agneaux sur la campagne 2026/2027 à 15,19 millions de têtes. En cause, la baisse de 1 % du cheptel de brebis et une fécondité en baisse. Des prévisions qui dépendront bien sûr de la météo et des conditions sanitaires, le Royaume-Uni n’a pas été touché, pour le moment, par la FCO.
Au total, la production de viande ovine sur 2026 pourrait reculer de 3 %, à 264 000 tonnes, comparé à une année 2025 où elle avait progressé de 2,3 %.
Une consommation d’agneau en repli
La baisse de la production ne devrait pas forcément se traduire sur les exportations car la consommation britannique de viande ovine a nettement reculé en 2025 (-7 %) et que, au vu de la conjoncture économique, aucune amélioration n’est attendue en 2026. La consommation de viande ovine au Royaume-Uni est de plus en plus concentrée sur les occasions festives : aïd, ramadan, Pâques et Noël.