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Vranken : des résultats qui pétillent

L’intégration de Pommery dans les comptes a dopé l’activité du groupe.

Vranken Monopole, deuxième maison française de champagne, a-t-elle étanché sa soif d’acquisitions ? Apparemment non si l’on en croit son p-dg Paul François Vranken. « La concentration des maisons de champagne n’est pas finie mais se termine, a-t-il expliqué hier, lors d’une conférence de presse. Nous n’avons pas d’intérêts pour quelque marque que ce soit actuellement mais si des opportunités se présentent nous les étudierons». En attendant d’élargir son portefeuille, Vranken va donc travailler à digérer ses récents rachats. Car après Pommery en 2002 qui était venue rejoindre les marques Vranken, Charles Lafitte et Heidsieck & Co, le groupe a profité du dernier exercice pour reprendre les actifs de Bricout/Delbeck à la barre du tribunal de Commerce. Une opération pour laquelle il a déboursé 21,4 M Eur. « Les 250 hectares rachetés vont nous conduire à produire 20 millions de bouteilles contre 16,2 millions en 2003 et 17 millions cette année », annonce M. Vranken. Le groupe a également mis la main sur Jacopin et Charles Goulet. Résultat immédiat : le chiffre d’affaires économique retraité des ventes inter champagne et des coopérations commerciales (27,5 M Eur) a enregistré, sur un marché en hausse de 2 %, une progression de 20 % pour atteindre 194,2 M Eur. « La croissance est surtout liée à l’intégration de Pommery sur année pleine,précise M. Vranken. Cette année, nous aurons plutôt une progression des ventes comprises entre 5 et 7 %». Dans le même temps, le résultat d’exploitation s’est établi à 39,7 M Eur contre 36,5 M Eur en 2002 et le bénéfice net enregistre un bond de 52 % à 10,5 M Eur. A contrario, Vranken a vu son endettement s’accroître pour atteindre au global 349,9 M Eur contre 330 M Eur un an plus tôt. « Notre dette est largement couverte par les stocks », se défend toutefois M. Vranken. L’exercice 2004 a plutôt bien commencé puisque l’activité de la maison est en croissance de 17,5 % sur les 3 premiers mois de l’année, à 30,3 M Eur.

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