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Volatilité retrouvée sur les marchés

Avec l'agitation des places boursières sous influence « Brexit » et un weather market indécis, la tendance s'est retournée. La persistance des pluies sur l'Hexagone fait craindre de plus en plus de dégâts qualitatifs et une forte proportion de blé fourrager.

La semaine dernière, nous constations la hausse régulière depuis plusieurs jours des cours des céréales en concluant cependant que le risque de volatilité demeurait. Ce qui n'a pas tardé à se vérifier tout d'abord avec les remous des marchés financiers agités par les sondages sur le référendum britannique donnant le Brexit gagnant. Les investisseurs se sont alors tournés vers les valeurs refuges sûres, abandonnant les matières premières, y compris agricoles. Ce qui a entraîné un brusque décrochage des cours sur les marchés à terme.

À propos de marchés à terme, il est à noter qu'à partir du 12 septembre, CME groupe lancera un nouveau contrat blé européen (74 de PS, 10,5 de protéines et 170 de Hagberg). Fondé sur le rendu Rouen, le contrat sera coté à Chicago. En attendant, la semaine dernière, le weather market a joué aussi un rôle important dans le retournement de tendance avec des conditions climatiques aux États-Unis plus favorables, participant à la détente des prix sur la place américaine et influençant Euronext, alors que la situation météorologique euro-péenne, et tout particulièrement française, n'inspire pas les mêmes perspectives que de l'autre côté de l'Atlantique. Céré'Obs dans son point sur l'état des cultures au 16 juin a abaissé toutes ses notations « bonnes à très bonnes » par rapport à la semaine précédente, et les précipitations qui viennent saluer l'arrivée de l'été n'améliorent pas la situation. L'organisme européen Mars a diminué sa prévision de rendement pour la France de 76,4 à 74,5 quintaux par hectare. Mais compte tenu de la lourdeur des stocks, le problème des disponibilités ne se pose pas. En revanche, l'inquiétude grandit s'agissant de la qualité de la récolte. Le risque d'une forte proportion de blé fourrager est de plus en plus évoquée. Le marché reste confus ; des sondages plus optimistes quant au choix européen des Britanniques ont redonné de la vigueur aux places financières, mais n'ont pas compensé les effets du crop rating américain sur les marchés céréaliers.

Un premier chargement vers le Vietnam

Le blé se reprend sur Euronext et le physique, grâce à l'activité export soutenue. 870 000 t de certificats ont été délivrées la semaine dernière, et des chargements importants sont à noter, dont 66 000 tonnes de blé fourrager vers le Vietnam. Une première depuis vingt-cinq ans. Le maïs poursuit son mouvement baissier, influencé par Chicago, par le manque de transactions à l'export, la concurrence du blé fourrager et de l'orge auprès des fabricants d'aliments du bétail. L'orge suit la reprise du blé, et les embarquements d'orge de brasserie vers la Chine se poursuivent.

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