Volaille : le foie gras ne s’essouffle pas
En grande surface, dans la restauration comme à l’export, les ventes de foie gras ont encore progressé, a constaté le Cifog dans sa présentation annuelle. A la faveur d’un allongement des linéaires de près de 10 % en moyenne, les ventes en GMS ont encore progressé de 4,1 % en volume et de 7 % en valeur (de source IRI) en 2007. Le marché a été à nouveau « tiré vers le haut » par le foie gras entier. Cette expansion a été qualifiée hier de « régulière » et « structurelle » par le président du Cifog, Jean Schwebel. Le nombre de foyers acheteurs comme celui des actes d’achats ainsi que la quantité achetée par acte vont dans le même sens et excluent l’éventualité d’une inversion de tendance, a commenté ce dernier. Jean Schwebel extrapole une croissance du même ordre en 2008 et « sans doute aussi » en 2009. Ni les hausses de prix ni les actions des opposants au gavage n’auraient de prise sur la tendance. Avec 2,4 % de hausse moyenne en 2007, les prix « devraient connaître une augmentation raisonnable mais incontournable en 2008», fait savoir le Cifog.
Ca va continuer en 2008
Même si le prix du maïs se tasse, les industriels entendent rattraper la hausse non passée la saison dernière, tablant sur le caractère exceptionnel d’un achat de 30 euros en moyenne. Les ventes en restauration représenteraient près de la moitié de la production. Leur progression irait au même rythme qu’en GMS. Un représentant d’Euro-Toques, présent à la présentation, a même témoigné d’une hausse de 20 à 25 % des commandes de foie gras dans les restaurants français du réseau entre la fin juillet et la fin décembre 2007. Le foie gras est encore plus présent à la carte et fait son apparition dans les menus, a-t-il noté. A l’export, la progression mesurée par les Douanes est de 17 % en valeur. Elle a touché notamment le Japon, la Belgique et la Suisse. Les exportations de foie gras cru congelé ont fait un bond de 32 %, atteignant le quart du tonnage exporté. L’export représente plus de 6 % du total des ventes des entreprises, estimé à 1,7 milliard d’euros. En dépit de cette tendance, l’interprofession appelle à la prudence car la production augmente plus vite (+7 % d’après Agreste) que les ventes.