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Volaille : la FIA s’inquiète du recul de la consommation

Une production en recul et une consommation qui se dégrade : deux motifs d’inquiétude pour la Fédération des industriels de l’industrie avicole.

Victime de la canicule de l’été dernier et de la baisse de la consommation de volailles en France, l’industrie avicole, malmenée après des années d’expansion, craint les conséquences de l’élargissement de l’Union Européenne. « En 2003, la production française de volailles a baissé de 5,4 %, les exportations ont diminué de 6,5 % et les importations ont augmenté de 6,5 %», a annoncé vendredi dernier Alain Melot, président de la Fédération des industries avicoles (FIA).

Sur les 90 millions de volailles présentes en moyenne dans les élevages français, 4 millions de poulets et poules reproductrices et 600 000 dindes étaient mortes, principalement en Bretagne, Pays de Loire et dans le Centre, suite à l’augmentation de la température dans les bâtiments. Les craintes de la filière avicole française, exprimées lors de l’assemblée générale annuelle de la FIA, sont d’autant plus grandes que la consommation de volailles par les ménages français est en forte baisse : -4,3 % en 2003 et encore -3,7 % au cours des cinq premiers mois de l’année 2004.

Parmi les raisons invoquées pour cette diminution figure la crainte provoquée par l’épidémie de grippe aviaire survenue au début de l’année en Asie et au Canada.

5 000 emplois perdus depuis 3 ans

La consommation française, en baisse depuis 2001, est ainsi revenue à un niveau légèrement inférieur à celui d’avant l’embellie provoquée par la crise de l’ESB de novembre 1999 qui avait profité au secteur. La filière avicole, qui a déjà dû fermer 1,5 million de m2 d’ateliers et a perdu 5 000 emplois depuis trois ans, craint désormais la hausse des importations de l’UE en provenance des pays tiers (+14,4%), notamment le Brésil, et les conséquences de l’entrée, le 1er mai dernier, de 10 nouveaux pays dans l’Union européenne. Ces 10 pays consomment en effet un peu plus de volailles que les 15 (24 kg/habitant et par an contre 23) et développent leur production, grâce à leurs coûts salariaux inférieurs.

Parmi les mesures proposées pour relancer la consommation de poulets, la FIA suggère la création d’une Association de la promotion de la volaille française qui aurait notamment pour objet de mener des actions auprès du grand public.

La volaille représente 28 % de la consommation totale de viande en France. Avec 16 000 éleveurs, l’Hexagone est le premier producteur de volailles de l’Union européenne et le quatrième exportateur mondial derrière les Etats-Unis, la Chine et le Brésil. La FIA représente 35 groupes d’abattage, de découpe et de transformation des volailles, employant 30 000 salariés, totalisant près de 85 % du tonnage de volailles produit en France.

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