Aller au contenu principal

Volaille : la ferveur interprofessionnelle mollit

L’interprofession de la dinde a fêté mercredi dernier ses trente ans à Paris. Un anniversaire en forme d’hommage à son action passée mais lourd d’incertitudes sur sa place future dans le monde avicole.

« N’idéalisons pas à l’excès le passé […] N’embellissons pas une réalité qui fut souvent de combats pour obtenir à l’arraché un consensus grâce auquel les bonnes décisions ont été menées à bien», s’est exclamé Jacques Risse, l’ancien président du Cidef (comité interprofessionnel de la dinde) aux Trente ans de l’interprofession. A se remémorer les « coups de gueule » et « fâcheries» survenus, à commencer par 1973, « l’année avicole abominable » (se rappeler l’embargo américain du soja, la crise pétrolière et les excédents) qui a précédé la fondation, l’on relativise à coup sûr les dures résolutions qu’impose sans doute un marché en régression. Mais ces encouragements, pas plus que les témoignages d’admiration filmés - ceux du syndicaliste agricole Jean-Michel Lemétayer, des distributeurs Jérôme Bédier (FCD), Michel-Edouard Leclerc et Arnaud Popille (Metro) et du nutritionniste Patrick Serog (Compass group France)- n’ont déridé la salle de l’APCA à Paris ou se réunissait un public restreint, discret et peut-être blasé.

Le Cidef n’aurait-il pas vieilli, idée que distille son nouveau président, Patrick Huon (cf. entretien) en suggérant « un lifting» ? Telle était l’impression d’un fonctionnaire agricole présent à la réception, selon qui la filière dinde ratait là l’occasion de prendre un nouvel élan. Le Cidef a les compétences et l’expérience pour constituer l’interprofession volailles de chair, précisait-il en substance.

Or, la perspective d’une interprofession réunissant toutes les productions a été évoquée prudemment par le président. « Une telle structure devrait absolument respecter les spécificités de chaque filière […] Il nous semble important que chaque espèce puisse garder son identité… », a-t-il souligné. Le secrétaire d’État Nicolas Forissier a répondu en souhaitant que cette volonté de préserver les identités « ne soit pas un frein » à la constitution de cet « objectif majeur ».

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

cavaliers australiens avec du bétail
Viande rouge : l’Australie veut des contingents significatifs dans l’accord en négociation avec l’UE

L’Union européenne et l’Australie ont repris les discussions en vue d’un accord commercial. Mais les opérateurs des filières…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio