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Vivadour : consensus viticole et dissensions avicoles

Vivadour poursuit sa mission de rassemblement des filières agricoles gersoises autour du concept de Ferme Gers, avec plus ou moins de facilité.

La dernière AG de Vivadour a été l’occasion d’annoncer l’arrivée, au sein du groupe coopératif gersois, de la coopérative viticole de Vic-Fezensac, Les Vignerons de la Ténarèze. Un rapprochement qui fait désormais de Vivadour, avec plus de 400 viticulteurs, trois sites industriels (Castelnau d’Auzan, Cazaubon et Vic-Fezensac) et une capacité de vinification et de conservation de 300 000 hl, la deuxième cave en volume pour les vins de pays Gascogne. Courant 2006, le groupe coopératif s’est, par ailleurs, développé par croissance externe en rachetant le Laboratoire œnologique de Gascogne (LOG) et deux entreprises de négoce gersoises, les Ets Lignac et le groupe Sordes, représentant près de 140 000 t de collecte et 35 M€ de CA.

« On n’est pas une variable d’ajustement »

Mais tous les rapprochements ne se font pas forcément facilement. Le groupe est notamment inquiet quant à l’avenir de la filière volaille du Gers. « Notre aval Gastronome nous a demandé de travailler notre compétitivité en rationalisant notre organisation amont, indique Christophe Terrain, président de Vivadour. Le rapprochement des trois groupements de producteurs gersois Volgers, rattaché à Vivadour, Codigers et Silo Vicois. devait constituer une étape décisive. Nous avions proposé la création d’une société commune, les Fermiers du Gers, où chacun avait sa place. Il s’agissait seulement d’organiser la planification, le ramassage et l’ordonnancement des abattoirs. Nous avons échoué, peu aidés, il est vrai, par Gastronome qui nous a laissé la désagréable impression de se satisfaire de nos divisions. »

« Dans ses arbitrages marketing, Gastronome place le bassin gersois après celui d’Ancenis de son actionnaire Terrena, renchérit Franck Clavier, directeur général de Vivadour. Au lieu d’être une marque leader, nous sommes une variable d’ajustement dans une politique de gamme qui vise à regrouper les labels sous la bannière généralisée Douce France. »

Résultat : les volumes de la production gersoise ont reculé, l’abattoir de Condom est menacé et le programme de développement (60 bâtiments d’élevage en projet) est stoppé. « Aujourd’hui, nous constatons que le projet initial, fixé avec gastronome, de faire du Gers son label phare a été détourné et nous ne pouvons l’accepter, conclut Christophe Terrain. Nous n’avons pas d’autre choix que d’engager un bras de fer avec notre partenaire. Ou notre label devient le pivot de gamme de Gastronome, ou alors, qu’on nous rende le Gers et ses abattoirs. Nous sommes prêts à prendre nos responsabilités et à entraîner avec nous toute une région. C’est l’économie gersoise qui est en jeu. »

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