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Viande : Arca entre dans l’élaboré cuit et les UVC

La course aux volumes est passée. Arca investit 2 millions d’euros dans la transformation.

La filière porcine Arca qui rassemble les 1200 producteurs des groupements Arco et Terrena Porcs (est de la Bretagne, Pays de la Loire et partie du Poitou-Charentes), a enregistré une baisse de 3,5 % de son activité production, à 2,189 millions de porcs. « Il y a eu un petit décrochage, des gens qui n’ont pas remis des truies en élevage, ou arrêté la production», constate le président d’Arca, Joseph Marquet. De toutes les façons, Arca, troisième filière porcine bretonne qui associe production, abattage et transformation (avec Cooperl-Hunaudaye et Cecab) au travers d’un lien commercial fort avec Intermarché, ne fait plus la course aux volumes.

Les investissements programmés en 2004 et 2005 en témoignent. 2 millions d’euros sont programmés dans l’outil contrôlé à 100 % par Arca, Arca Saint-Maixent (Ille-et-Vilaine). « Ils concernent uniquement la partie transformation», précise le directeur général d’Arca, Didier Moulin.

Dans cet abattoir aux capacités de 16 000 porcs/semaine aujourd’hui, Arca veut développer les unités de vente consommateur et l’élaboré cuit (viandes cuites sous vide) à destination de la RHD. Objectif de la direction sous 2 à 3 ans : entre 3500 et 5000 tonnes d’un volume total de produits finis sortant de Saint-Maixent de 75 000 tonnes. Dans un second temps, lorsqu’elle maîtrisera ses process et ses marchés, ARCA pourrait investir plus massivement dans l’élaboré cuit et les UVC.

Montée en puissance

Arca abat désormais 78 % des cochons qu’elle produit, à Saint-Maixent, la Guerche-de-Bretagne -17 000 porcs/semaine chez Gâtines Viande, outil du groupe SVA-Intermarché- et Abera (3500-4000 porcs des 17 000 porcs traités sur place). Cette montée en puissance s’est manifestée fortement en 2003 avec l’accroissement des besoins d’Intermarché pour mieux garnir ses rayons. Arca connaît sur le bout des doigts les cahiers des charges de distributeurs. Elle livre largement Intermarché (marque Louis d’Armel), Carrefour, Monoprix ou Casino. « 95 % de notre production correspond à un signe de qualité», souligne le directeur général, Didier Moulin. Mieux, du fait de son partenariat avec Terrena Viande, Arca dispose d’une vraie force de frappe industrielle pour bâtir une large gamme de produits.

Trois usines Soviba -Lion-d’Angers et Villers-Bocage dans l’Ouest, Chamballu en Isère- se chargent de fabriquer tout l’élaboré. Persuadé de la justesse de ses choix stratégiques, Arca compte bien convaincre des partenaires soucieux de partager sa vision économique, de la rejoindre dans les prochains mois, livre Didier Moulin, sans vouloir en dire plus.

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