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Ventes record et aides de la Pac en vue pour les semenciers

Dans la lignée des années précédentes, les semenciers français n'ont pas chômé à l'international tandis qu'en France de nouvelles aides sont prévues pour les semences potagères.

Les semenciers avaient exprimé, en 2004, des craintes sur une possible baisse des exportations qui se sont finalement révélées infondées. Avec une nouvelle progression des ventes à l'étranger (617 M EUR vs 600 M EUR) pour la campagne 2004-2005, doublée d'une amélioration du solde commercial (255 M EUR), le bilan apparaît positif. Le Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences), qui a présenté hier des résultats annuels stables (CA de 1,9 Md Eur), s'est surtout focalisé sur les sujets sensibles comme le soutien aux semences potagères ou la réglementation. Fait marquant, les semences potagères vont à l'avenir « bénéficier d'un accès aux droits à paiement unique issus de la réserve nationale» a expliqué Philippe Gracien, directeur du Gnis. Jusqu'ici, ces semences non aidées n'étaient pas éligibles aux DPU, mais « ce nouveau principe d'accès est acquis ». Les modalités de mise en œuvre seront précisées par le ministère de l'Agriculture dans le courant de l'année 2006. Pour les semences fourragères, le tableau est moins idyllique avec le découplage total des aides, de nature à affecter les plantations en favorisant par exemple le blé, dont l'aide reste couplée partiellement (à 25 %). « Nous ne disons pas que les semences fourragères vont s'effondrer du jour au lendemain, mais il va falloir rester attentif » a précisé Robert Pellerin.

580 nouvelles variétés

Pour le directeur du Gnis, la concurrence se fera en fonction des orientations du Danemark, très présent sur ce secteur. Au-delà des semences fourragères, qui représentent 8 % de l'activité de la filière semence, le catalogue des variétés s'est étoffé de 580 nouvelles inscriptions sur la campagne 2004-2005, pour porter le total à 5 480. Le nombre d'agriculteurs multiplicateurs a lui suivi le chemin inverse et tend à diminuer (de 26 000 il y a deux ans, à 22 170 aujourd'hui). Pour autant, le travail ne manque pas avec le réexamen des variétés existantes à la lumière des nouveaux débouchés qui apparaissent, comme les biocarburants. L'orientation vers des variétés plus riches en amidon au détriment des protéines semble ainsi d'actualité. Le secteur de la recherche, et notamment la réglementation concernant les variétés menacées d'érosion génétique, devraient également connaître des avancées, avec l'examen en ce moment d'un projet de texte de la Commission Européenne par le comité permanent de semences et plants agricoles. Pour la campagne qui vient de débuter, le Gnis se veut «résolument optimiste».

Rédaction Réussir

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