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Veaux : vers un repli des disponibilités pour 2010

En Europe, les cours des veaux sont orientés à la baisse, compte tenu d’une hausse de l’offre face à une faible demande. À long terme cependant, les prévisions parlent d’un repli des disponibilités, ce qui ne sera certainement pas sans conséquence sur la production de viande bovine.

Une baisse des cours des veaux de boucherie est actuellement observée sur les marchés en vif. La tendance est similaire pour les veaux de 8 jours, mais les raisons diffèrent quelque peu.

Les prix des veaux sont en repli

Le prix du veau de boucherie sur les marchés en vif est en net repli depuis le début de l’année 2005 par rapport à la même période de 2004. Selon les données de l’Ofival, le cours de la carcasse 2R3 était de 4,48 euro/kg en semaine 26 de cette année, contre 5,26 euro/kg en 2004 et 4,93 euro/kg en 2003. Cette tendance s’explique par la progression continue des volumes abattus. 20.700 tec ont été produites sur le mois d’avril, soit 11 % de plus que l’an passé. Cela provient à la fois de l’augmentation de 6 % du nombre de têtes abattues et de la hausse du poids moyen.

Malgré la mauvaise orientation observée en veaux de boucherie, les cours des veaux laitiers restaient orientés à la hausse. Les offres étaient restreintes, ce qui empêchait toute pression des intégrateurs. Selon l’Institut de l’élevage, le tarif du veau français de 45-50 kg a gagné 22 euros en un mois pour atteindre 246 euros début juin. Cette hausse n’a cependant pas permis aux cours de retrouver leurs niveaux des années précédentes.

La tendance s’est ensuite inversée et les cours tendaient à diminuer. Les apports de marchandises se sont faits un peu plus importants et, sans amélioration du commerce des veaux de boucherie, les intégrateurs n’ont pas hésité à faire rapidement baisser les prix.

Moins de veaux en 2010 ?

Selon l’Institut, le cheptel européen de vaches diminuera d’ici à 2010. Une question se pose : «L’Europe peut-elle disposer d’autant de veaux avec moins de vaches ?»

Selon eux, de nombreux facteurs (spécialisation des cheptels, modernisation laitière, etc.) peuvent influencer l’évolution de la production. Finalement, il semble que la diminution du cheptel de vaches, estimée à 3 millions de têtes, pourrait entraîner une baisse de 2,55 millions de veaux. D’autre part, nos importations en provenance des Pays tiers pourraient augmenter de 200.000 têtes. Autant de veaux du Royaume-Uni pourraient également revenir dans le circuit.

Par conséquent, une réduction des disponibilités en veaux de l’UE à 25 de 2,15 millions têtes est prévue.

Des conséquences sur la production de viande

Une telle baisse des disponibilités ne serait pas sans conséquence sur la production de viande bovine. Selon les prévisionnistes, la disponibilité en veaux pour produire de la viande rouge pourrait se réduire de 1,9 millions de têtes. Le nombre de jeunes animaux disponibles pour la production de gros bovins serait ainsi inférieur de 7 % à son niveau de 2004. Parallèlement, les carcasses devraient continuer à s’alourdir, grâce aux progrès techniques, aux modifications raciales.

Ainsi, la réduction de production de gros bovins dans l’UE à 25 serait donc ramenée 5,5%. La production globale de viandes bovines (veaux et gros bovins) passerait ainsi à 7,735 millions de tonnes en 2012, soit un repli de 4 %.

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