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Veaux : fin d’année rime avec fermeté

C’est la faiblesse des disponbilités qui a entraîné les cours à la hausse sur la fin 2005, que ce soit en petits veaux ou en veaux de boucherie. Pour ces derniers, le développement de la consommation est également un facteur non négligeable.

Que ce soit en petit veau ou en veau de boucherie, toute la filière a terminé l’année 2005 sur une pente ascendante, grâce à des offres limitées pour des besoins soutenus.

Petits veaux : fermeté de la demande

Selon l’Institut de l’élevage, les petits veaux français ont été très demandés sur la fin d’année 2005. Comme traditionnellement à cette époque de l’année, les disponibilités étaient très restreintes. Les cours ont donc été rapidement entraînés à la hausse. Pour la dernière semaine de l’année, le prix du veau mâle laitier était de 207 euros, soit 13 % au-dessus de son niveau de 2004.

Cette tendance s’est d’ailleurs poursuivie en tout début d’année, du fait d’une augmentation de la demande liée aux mises en place pour la Pentecôte. Cependant, cette évolution prévalait surtout pour les bons veaux, les animaux plus ordinaires étant un peu plus triés.

Depuis la semaine 3, la tendance s’est inversée. Les besoins étant plus modérés, le marché s’est rééquilibré, et les cours se sont repliés.

Veaux de boucherie : un bon second semestre

Selon l’Institut de l’élevage, des disponibilités limitées et une demande dynamique en viande de veau sur les 5 derniers mois de 2005 ont provoqué une nette progression des cours des veaux de boucherie.

Après s’être significativement replié au premier semestre jusqu’à atteindre 447,70 euro/100 kg net en semaine 29, le Prix Moyen Pondéré (PMP) a repris un mouvement haussier, qui s’est accéléré à partir de la fin août pour ne s’achever qu’en fin d’année.

En semaine 50, il était de 598,30 euro/100 kg net, soit un peu plus de 4% au-dessus de son niveau de fin 2004. La stabilité est revenue avec les fêtes de fin d’année, du fait notamment de la fermeture des collectivités.

Début 2006, la faiblesse de l’offre dirige toujours le marché. Les disponibilités ne permettent pas de couvrir tous les besoins des acheteurs, pourtant moins demandeurs que précédemment. À des niveaux déjà élevés, les cours ne progressent donc plus vraiment, mais sont facilement reconduits.

Marché dopé par la consommation

La forte progression des cours des veaux de boucherie s’explique par la hausse significative de la consommation, peut-être liée en partie aux reports de consommation de la volaille du fait de l’effet " grippe aviaire ".

Selon les dernières données Secodip, sur 4 semaines se terminant le 4 décembre, les achats des ménages en viande de veau ont progressé de 12,2 % par rapport à la même période de 2004.

Pour l’Institut de l’ élevage, les abattages étant restés stables (à 19.200 tec), il a fallu une augmentation de nos importations (+3 % en provenance des Pays-Bas) pour satisfaire tous les besoins.

Malgré l’ascension des cours en amont, les prix de détail en GMS de la viande de veau se sont repliés de près de 1,8 % par rapport à novembre 2004.

Sur 52 semaines se terminant le 4 décembre, les achats des ménages ont finalement augmenté de 2,6 % par rapport à l’année précédente, tandis que les prix en magasins restaient plutôt stables, ne reculant que de 0,3 %.

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