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Une protéine végétale assez demandée

Le marché de la luzerne déshydratée est tributaire de la demande de l’élevage bovin et dépendant des cours du tourteau de soja.
Trente unités de déshydratation produisent, entre autres fourrages (dont les pulpes de betterave), environ un million de tonnes de luzerne déshydratée, ce qui représente un quart de la production européenne.
La France est le deuxième producteur européen derrière l’Espagne et devant l’Italie. La région Champagne-Ardenne fournit 80 % de la production française, qui est essentiellement consommée dans les régions d’élevage, en particulier le bassin laitier. La déshydratation en usine préserve les qualités nutritionnelles de la luzerne, plante riche en protéines, en acides gras omega 3, en vitamines et pigments (lutéine et carotène). Les principaux débouchés concernent les bovins (vaches laitières, bovins viande, taurillons) à 50 %, les petits ruminants (chèvres laitières, brebis laitières, ovins viande) à 22 %, les lapins à 18 %, les chevaux à 6 % et l’aviculture à 4 %. La luzerne déshydratée entre dans la composition d’aliments composés ou de mélanges fourragers. Elle constitue en moyenne 14 % des sources de protéines végétales dans un aliment pour vache laitière et 8 % dans un aliment pour bovin viande. Son marché directeur est celui du tourteau de soja.
Les acheteurs s’engagent généralement de façon conséquente avant l’entrée en production. Cette année cependant, les difficultés de l’élevage bovin, l’abondance de fourrage et le ralentissement de l’aliment composé réduisent les anticipations ; les ventes s’effectuent pour juillet ou août.
Les couvertures devraient s’accélérer à l’annonce d’une première coupe (la plus importante des quatre récoltes annuelles) sensiblement moins volumineuse que l’an dernier et de feuilles relativement moins riches en protéines. Une forte proportion de produits « techniques » chez Désialis (quelque 60 %) fait que le principal opérateur échappe à l’influence directe du marché.
Rédaction Réussir

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